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Drapeau de l'Ukraine

Armoiries de l'Ukraine

Ukraine:
L'Ukraine (Україна) est un pays d'Europe de l'Est, le 2e plus grand d'Europe[1]. Elle a un débouché sur la mer Noire au sud, et des frontières avec la Russie à l'est, la Biélorussie au nord et la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie et la Moldavie à l'ouest.

 

Histoire  :
L'Ukraine fut le foyer du premier État slave oriental, fondé par des Scandinaves: la Rous' de Kiev (appelée dans les écrits occidentaux Ruthénie), qui durant les Xe et XIe siècles fut l'État le plus grand et le plus puissant d'Europe.
Au IXe siècle, Kiev fut prise aux Khazars par le Varègue (Viking oriental) Oleh le Sage. Située sur des routes marchandes lucratives, Kiev devînt rapidement le centre d'un puissant État slave, appelé "Rous" ou Ruthénie (le nom d'"Ukraine", qui signifie "marche frontalière" en russe, est dû à l'expansion de la Moscovie, bien plus tard). Au XIe siècle, la Ruthénie était géographiquement le plus vaste État d'Europe. En 988, sous le règne de Vladimir le Grand, un missionnaire chrétien, Cyrille, convertit l'aristocratie kiévienne (surtout varègue) et la majorité de la population. Sous le règne de Iaroslav le Sage, le prestige de l'État kiévien atteint son apogée : il s'étend de la Baltique à la mer Noire et du confluent de l'Oka avec la Volga jusqu'aux Carpates septentrionales. Iaroslav fut un grand bâtisseur, c'est lui qui fit construire la célèbre cathédrale Sainte-Sophie à Kiev, et un grand législateur. Le droit, l'éducation, l'architecture et l'art kiévien connaîtront un renouveau impressionnant sous son règn. Mais au XIIe siècle, des conflits parmi les seigneurs de la Ruthénie ont mené l'État kiévien au déclin: il se divise en différentes principautés. Kiev fut saccagée par la principauté de Vladimir (1169) durant la lutte pour le pouvoir entre les princes et plus tard par les Coumans et les Tatars Mongols aux XIIe et au XIIIe siècle. Par conséquent, les principautés ruthènes durent reconnaître la souveraineté des Mongols. L'autorité mongole était très cruelle, notamment en matière pénale, et le peuple a souvent fui vers d'autres pays comme la Pologne, la Hongrie ou la Moldavie.
Durant le XIVe siècle, les Polonais et les Lituaniens combattirent l'envahisseur mongol et finalement toute l'Ukraine septentrionale passa sous l'autorité de la Pologne et de la Lituanie. Les Tatars ne gardèrent que le littoral de la Mer Noire et la Crimée; toutefois, de 1412 à 1484, la Pologne atteignit la Mer Noire du côté d'Otchakiv (vers l'actuelle Odessa).
C'est durant cette domination lituano-polonaise, à partir du XVe siècle, que se formèrent les Cosaques, des paysans ruthènes orthodoxes qui refusaient la servitude et l'assimilation aux Polonais catholiques. Le royaume de Pologne les tolère et les utilise contre les Tatars, puis, à partir du XVIe siècle, contre les Turcs ottomans, devenus suzerains des Tatars de Crimée.
Affaiblie par des querelles internes et les invasions mongoles, la Ruthénie fut progressivement intégrée au Grand-Duché de Lituanie et finalement, au XVIe siècle, dans la Confédération lituano-polonaise.
Au milieu du XVIIe siècle, suite à une révolte populaire des Cosaques du Registre et de la Sich, ainsi que des paysans ukrainiens, un État autonome ukrainien, l'Hetmanat cosaque, fut établi et perdura pendant plus d'un siècle malgré la pression des envahisseurs moscovites attirés par les terres riches et fertiles. Suite au traité d'Androussovo, il fut partagé en deux, l'un sous protectorat Polonais, l'autre sous protectorat Moscovite qui perdura pendant plus d'un siècle. Le territoire des Cosaques Zaporogues de la Sich fut tout d'abord cogéré par les deux souverains.
Catherine la Grande, impératrice de Russie, supprima le Hetmanat au milieu du XVIIIe siècle et détruisit la Sich dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Le partage de la Pologne lui permit de récupérer pratiquement toute l'Ukraine de la rive droite, à l'exception de la Galicie, passée sous contrôle de l'Empire Austro-hongrois.
La culture ukrainienne connut une renaissance au XIXe siècle. Moscou ne tarda pas à réagir et, en 1876, interdit la langue ukrainienne dans les écoles, les journaux et la littérature. En 1892, Kiev comptait près d'un demi-million d'habitants.
Après la Révolution d'octobre de 1917, l'Ukraine fut brièvement indépendante jusqu'en 1920. La Rada ukrainienne centrale proclama le 20 novembre 1917 la République Populaire d’Ukraine et le 25 janvier 1918 sa séparation d'avec la Russie. Le premier chef d’État ukrainien devint V.K. Vinnitchenko.
Pour combattre l'armée rouge qui contrôlait alors une partie de l’Ukraine, la Rada centrale chercha le soutien des Allemands qui organisèrent un coup d’État et renversèrent le gouvernement de Vinnitchenko, mettant à sa place P.P. Skoropadski. Mais l’Allemagne perdit la Première Guerre mondiale et Skoropadski, dépourvu de tout soutien, fut renversé par le mouvement populaire, guidé par Simon Petlioura. Finalement, le 14 décembre 1918, la République populaire d’Ukraine fut rétablie avec V.K. Vinnitchenko.
L'Ukraine fut envahie par l'Armée rouge et ramenée dans le giron russe. L'ancien « grenier » de la Russie tsariste, devenu une république fantoche, continuait à ravitailler les centres urbains soviétiques. Le 30 décembre 1922, l'URSS naissait du traité qui réunissait la RSFSR, la Biélorussie, l'Ukraine et la Transcaucasie[2]. Dans le conflit qui opposa les communistes du centre (Moscou) et les partis communistes nationaux, c'est le centre qui l'emporta et imposa une fédération.
Quand Staline déclencha sa révolution industrielle vers la fin des années 1920, l'Ukraine devint l'une des sources indispensables de son financement. Les années d'industrialisation furent marquées par la construction de la plus grande centrale hydraulique de l'Europe sur le Dniepr (le DnieproGuES), ce qui contribua à l'électrification de la République, ainsi qu'une importante mise en valeur du grand bassin minier et métallurgique, le Donbass.
Après une brève période d'ukrainisation (campagne dite de « korenizatsiya ») dans les années 1920, se traduisant par le retour à la langue d'origine dans les publications, la réouverture des écoles et des universités avec un enseignement en ukrainien et la promotion des cadres nationaux, Staline ne ménagea pas les efforts pour réprimer le moindre signe d'un réveil national ukrainien, interprété comme un rejet du pouvoir bolchevik et une menace à l'intégrité de l'URSS.
Sous Staline, une famine génocidaire provoquée artificiellement par la collectivisation forcée des paysans et la réquisition de la majorité de leurs récoltes, politique décidée par Staline, aurait fait entre 3 et 7 millions de victimes en Ukraine de 1932-33, alors que cette région était la plus prolifique d'un point de vue agricole de toute l'URSS ; les Ukrainiens l'appellent « Holodomor » ou « l'extermination par la faim ». Selon certains analystes, cette famine entrait dans le cadre de ses opérations de répression des peuples montrant de la résistance au régime stalinien (notamment par des velléités d'indépendance) (ex : Tchétchènes, Allemands de la Volga).
Des exécutions et des déportations d'intellectuels Ukrainiens sont orchestrées par son régime durant les purges de 1937-1939 : quelques millions d'Ukrainiens sont exécutés ou envoyés vers des camps de travail soviétiques. En outre, le Kremlin qui prônait l'athéisme d'état s'attaque aux symboles religieux, dont les églises et les cathédrales en détruisant plus de 250 édifices.
Après l'invasion de la Pologne en 1939 par les troupes allemandes et soviétiques, certaines régions polonaises à forte minorité ukrainienne furent annexées par l'Union soviétique et incorporées au sein de l'Ukraine occidentale.
Au printemps 1941, l'Ukraine fut rapidement envahie par les armées allemandes. Durant deux ans, les exactions des nazis furent terribles. Massacres de milliers d'Ukrainiens, pillage systématique des ressources naturelles et agricoles, chasse aux partisans avec des centaines de villages brûlés qui voient leur population massacrée.
Le 28 avril 1943, le haut commandement de la Wehrmacht annonce la création de la division SS galicie constituée de volontaires Ukrainiens; les historiens estiment que plus de 220.000 Ukrainiens s'engagèrent aux côtés des forces allemandes durant la seconde guerre mondiale (Polizei, U.V.V, Hiwis ou Waffen-SS).
En 1944, l'Armée rouge libéra des nazis et reconquit la plus grande partie de l'Ukraine. À la fin de la guerre, les pertes ukrainiennes s'élèvent à 8 millions de personnes dont 1,377 millions de militaires soviétiques de nationalité ukrainienne (15,9% des pertes totales de l'Armée rouge), ce qui en fait le deuxième groupe après les Russes[3]. Quant aux indépendantistes, ils continuèrent leur résistance armée contre l'URSS jusqu'en 1954.
Le 24 octobre 1945, sous l'initiative soviétique, pour marquer la reconnaissance de leur contribution dans la lutte conte le nazisme, l’Ukraine et la Biélorussie obtinrent leurs propres places à l’ONU.
En 1954, le chef soviétique Nikita Khrouchtchev transféra la Crimée à la République soviétique socialiste d'Ukraine pour marquer le 300e anniversaire du Traité de Pereïaslav.
Ce n'est qu'en 1989 que la libéralisation du régime soviétique et la libération des détenus politiques permit aux Ukrainiens de s'organiser pour défendre leurs droits. En 1989, le Mouvement national ukrainien, Roukh, fut créé. Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique ont alors obtenu environ 25 % des sièges au Parlement. Sous l'influence des députés démocrates, le Parlement adopta, le 16 juillet 1990, la Déclaration sur la souveraineté politique de l'Ukraine. Ce fut le premier pas vers l'indépendance complète de l'Ukraine. Celle-ci fut proclamée le 24 août 1991 et confirmée par le référendum du 1er décembre 1991 : 90,5 % d'électeurs votèrent pour l'indépendance. La semaine suivante, l'URSS cessa d'exister suite à la dissolution décidée lors de la réunion à Minsk des dirigeants russe, ukrainien et biélorusse.
L'Ukraine devint l'un des membres-fondateurs de la Communauté des États indépendants.

 

Géographie :
L'Ukraine est le second plus grand pays d'Europe, avec une position stratégique à l'Europe de l'Est. Le pays borde les rives nord de la Mer Noire (sud du pays), et les Carpates à l'est. D'ailleurs, le plus haut sommet des Carpates se trouve en Ukraine de l'ouest, Hoverla (2.061m).

 

Politique  :
La République d'Ukraine est une démocratie parlementaire où les pouvoirs présidentiels sont étendus (quoique réduits récemment au profit du parlement). Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Il nomme le Premier ministre avec l'accord de la Verkhovna Rada.
Le Parlement (Verkhovna Rada ou plus simplement Rada) est composé de 450 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de quatre ans.
Alors que la présidence était assuré par Leonid Koutchma, un ancien apparatchik du Parti communiste, considéré comme corrompu et lié aux groupes mafieux, la dernière élection présidentielle a eu lieu le 31 octobre et 21 novembre 2004. Suite à des soupçons de fraude et à la pression populaire, plus ou moins spontanée, de la Révolution orange, la Cour suprême a annulé le résultat du second qui donnait vainqueur l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovytch sur Viktor Iouchtchenko. Finalement, c'est ce dernier, jouant la carte de l'Europe et du libéralisme, qui l'a emporté bien que son challenger ait maintenu ses solides positions dans l'est et le sud du pays russophones et russophiles. Viktor Iouchtchenko prête serment en janvier 2005.
Il désigne alors comme Premier ministre la controversée héroïne populaire Ioulia Tymochenko, femme d'affaires entrée en politique du temps du président Koutchma. Sur fond d'accusations réciproques de corruption, le 8 septembre 2005 le président Viktor Iouchtchenko limogea le gouvernement du Premier ministre Ioulia Tymochenko, nommant à sa place Iouriï Iekhanourov, gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk.
Les dernières élections législatives ont eu lieu le 26 mars 2006. En voici les résultats :
le Parti des Régions du pro-russe Viktor Ianoukovytch a obtenu 32,12 % de voix (186 élus) ;
le Bloc de Ioulia Tymochenko (BUT) — 22,27 % de voix (129 élus) ;
le Parti présidentiel Notre Ukraine — 13,94 % de voix (81 élus) ;
Le Parti Socialiste — 5,67 % (33 élus) ;
le Parti Communiste — 3,66 % de voix (21 élus). Les autres partis n'ont pu obtenir les 3 % minimum de voix garantissant des sièges à la Rada.
La coalition parlementaire « orange » (Notre Ukraine — Bloc de Ioulia Tymochenko (BIT) — Parti socialiste) difficilement constituée après plus de deux mois de débats, a éclaté le 7 juillet 2006, suite à la défection surprise du socialiste Alexandre Moroz élu président du Parlement avec le soutien de l'opposition pro-russe. Cette défection a entraîné le ralliement des socialistes à la formation Parti des Régions – Communistes et à la création d'une nouvelle alliance majoritaire (240 sièges sur 450), cette fois dirigée par l'ex-premier ministre Viktor Ianoukovytch.
Suite aux pourparlers entre Iouchtchenko et Ianoukovytch entamés le 20 juillet 2006, les deux anciens rivaux se sont mis d'accord sur la signature du pacte de l'unité nationale (Universal), qui marque les concessions politiques des deux côtés (entre autres, la soumission au référendum de la question de l'entrée du pays dans l'OTAN). Le groupe du Bloc Ioulia Tymochenko, jadis un allié de « Notre Ukraine », qui a quitté le siège de la Verkhovna Rada le 20 juillet en exigeant la tenue des législatives anticipées, n'a pas signé l'Universal. Il devient donc l'opposition officielle.
Le 4 août 2006 le parlement ukrainien a nommé le leader du Parti des régions Viktor Ianoukovytch au poste de Premier ministre ukrainien. La candidature de M. Ianoukovytch a été appuyée par 271 voix, pour 226 requises.
Lors des élections législatives anticipées du 30 septembre 2007, les résultats seraient les suivants :
le Parti des régions du Premier ministre sortant Viktor Ianoukovytch aurait remporté 35,2 % des suffrages. Dépouillement accompli, il totalise 34,18 %
le Bloc Timochenko est crédité de 31,5 % des voix. Dépouillement fait, il totalise 30,81 %
le parti Notre Ukraine-Autodéfense, du président sortant Viktor Iouchtchenko, arriverait assez loin avec 13,4 %. Dépouillement fait, il arrive en effet troisième avec 14,28 % des voix.
le parti communiste a obtenu 5,37 %
le bloc Litvine a obtenu 3,98 % 
Les autres partis n'ont pas franchi le seuil des 3 % nécessaires pour être représentés au parlement

 

Économie  :
L'Ukraine a une économie diversifiée, mais encore tributaire des industries établies à l'époque soviétique. C'est un marché libre émergent, où la croissance fut à 2 chiffres durant ces dernières années, jusqu'à la Révolution Orange. Ses ressources naturelles tournent beaucoup autour de l'agriculture (tournesol, noix, betteraves sucrières ...) et les ressources minières (fer, acier, uranium, potasse...). L'économie est caractérisée par une hyperinflation et des rendements économiques encore un peu faibles.
Du point de vue commercial, son principal partenaire économique reste la Russie (économie de la Russie), même si l'Ukraine s'efforce de se tourner vers les pays de l'Union européenne géographiquement proches d'elle. Le pays joue un rôle important dans la distribution gazière européenne.
La monnaie nationale, la hryvnia, a été introduite en 1996 et a permis de réduire l'hyperinflation qui régnait alors, permettant au pays de finalement retourner dans une phase de croissance du PIB dans les années 2000, après 8 années consécutives de déclin suivant l'éclatement de l'URSS.
En 2001, le gouvernement prit la décision d'accélérer le processus d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), cependant les résultats ne furent pas aussi bons que prévus. L'objectif est de rentrer dans l'OMC en février 2007, le seul pays s'y opposant étant le Kirghizistan.
La crise politique de 2006, suite à la longue désignation du premier ministre, aurait pu affecter l'économie ukrainienne. Les investisseurs ne furent pas vraiment effrayés et l'économie résista bien. La croissance du PIB en juillet 2006 était de 9 % comparé à juillet 2005, la production industrielle a augmenté, le secteur bancaire s'est étendu, grâce à l'arrivée de banques européennes.

 

Environnement:
Le pays a été marqué par la catastrophe de Tchernobyl, même si les retombées ont essentiellement concerné la Biélorussie.
En tant que centre nodal énergétique pour l'Europe de l'Est, le risque d'accident lié à une infrastructure énergétique reste élevé[4].


Culture:
L’Ukraine est un pays avec une identité nationale bien définie, avec dans le même temps de multiples groupes ethniques apportant leurs propres cultures au pays. Environ trois quarts de la population est d'origine ukrainienne, tandis qu'environ 20 % est d’origine russe. Le reste de la population est composé de minorités : Bélarusses, Moldaves, Tatars de Crimée, Bulgares, Hongrois, Roumains, Polonais, Grecs, Rroms ou Tsiganes, etc.…


Transport:
La plupart des compagnies aériennes ukrainiennes, agréées par l'IATA, secteur en plein développement, figurent dans la liste suivante : Liste des compagnies ukrainiennes.



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