République tchèque:
La République tchèque, aussi nommée Tchéquie, est un État d'Europe centrale créé le 1er janvier 1969 et indépendant depuis le 1er janvier 1993 à l'occasion de la scission de la Tchécoslovaquie. Il regroupe les régions historiques de Bohême, de Moravie, et une partie de la Silésie.
Le pays a pour voisins la Pologne au nord-est, l’Allemagne au nord-ouest et à l’ouest, l’Autriche au sud et la Slovaquie au sud-est.
La République tchèque est membre de l’OTAN, et fait partie de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004.
Préliminaire linguistique:
siècle lors des grandes invasions, dans une contrée qui s'appelle « Bohême » en raison de la présence de la tribu celte des Boïens.
Au Moyen Âge, le pays s'appelle « royaume de Bohême » (regnum Bohemiae) dans les chroniques, tenues par des clercs écrivant latin. Le premier roi tchèque fut Vratislav II. (1085 – 1092). Quand il passe, sous le sceptre des Přemyslides, des Luxembourgeois, des Jagellons, des Habsbourgs, il est qualifié de « Terres de la couronne de Bohême » (Země Koruny české).
Quand, en 1918, les Slaves de l'Ouest s'émancipent de la tutelle austro-hongroise se pose le problème du nom du nouveau pays. La Slovaquie a passé mille ans sous la domination hongroise et les Tchèques un demi millénaire sous celle de souverains allemands : nait la Tchécoslovaquie (Československo), agrégation des l'adjectif český (tchèque) avec le suffixe -sko et le nom d'autre pays, Slovensko. Notons que « Bohême » en tchèque se dit Čechy.
Ce néologisme a été importé en français sous la forme de « Tchéquie », par l'ajout du suffixe "-ie". Le ministère tchèque des Affaires étrangères du nouveau pays, né de la scission de la Tchécoslovaquie, a recommandé, en 1993, l'usage de Česko (« Tchéquie » en français, « Czechia » en anglais) pour tous les usages autres que la référence à l'État tchèque et ses institutions, dans lesquels cas, le terme de « République tchèque » s'applique. Autrement dit, on devrait écrire République tchèque là où l'on écrirait République française ou Royaume de Belgique et « Tchéquie » là où France et Belgique s'imposeraient.
Cette recommandation n’est pas entérinée ni par l’usage, ni par les organismes francophones officiels (ONU et IGN notamment) mais l'utilisation de la forme courte gagne du terrain[réf. nécessaire].
Histoire:
La République tchèque est formée par les anciennes provinces de Bohême et de Moravie (incluant une partie de la Silésie, partie du Saint Empire romain germanique, puis de l’Empire d'Autriche qui constituaient le Royaume de Bohême (la Couronne de Saint-Etienne).
Après la dislocation de l’Empire d'Autriche-Hongrie à la fin de la Première Guerre mondiale, les Tchèques deviennent indépendants au sein d’un pays qui inclut également les régions slovaques de l’Empire. Cette première Tchécoslovaquie disparaît lorsque l’Allemagne nazie annexe la Bohême et la Moravie.
Reconstituée en 1945, la Tchécoslovaquie devient un satellite de l’URSS pendant la Guerre froide. Le régime communiste est renversé en novembre 1989 lors de la « révolution de velours », qui porte l’opposant tchèque Václav Havel à la présidence de la république tchécoslovaque.
La Tchécoslovaquie disparaît après un épisode fédéral (la « Tchéco-Slovaquie », république fédérale tchèque et slovaque) le 1er janvier 1993 d’un commun accord entre les autorités tchèques et slovaques ; d’où le nom de « partition de velours ».
Le président de la République, Václav Klaus, nomme Premier ministre Stanislav Gross, en août 2004. Le 25 avril 2005, celui-ci remet au président Klaus sa démission suite à un scandale patent sur l'origine douteuse de sa fortune personnelle. Jiří Paroubek, ministre du Développement régional dans le gouvernement de M. Gross, le remplace alors.
Les élections législatives du 4 juin 2006 débouchent sur un "pacte électoral" : la gauche et la droite (y compris les Verts) disposant chacune de 100 députés et aucune n'ayant la majorité. Après six mois de laborieuses tractations, Mirek Topolánek, leader de la droite, reçoit enfin l'investiture du Parlement tchèque le 19 janvier 2007 grâce à l'absence volontaire de deux députés socialistes. Les observateurs estiment que ce gouvernement de coalition réunissant le parti démocratique civique, l’union chrétienne démocrate et le parti écologique disposera d'une majorité trop fragile pour conduire son programme de réforme.
Relations avec l'Union européenne:
4 octobre 1993: Signature d'un Accord d'association (entrée en vigueur le 1er février 1996);
31 mars 1998 : Ouverture des négociations d'adhésion ;
14 avril 2003: Le Conseil Européen approuve l'adhésion[1];
16 avril 2003: Signature du Traité d'adhésion[2];
14 juin 2003 : Par référendum, 77,3% des Tchèques approuvent l'adhésion;
1er mai 2004: La République tchèque devient membre de l'Union européenne ;
Le 21 décembre 2007 la République Tchèque intègre l'Espace Schengen.
Politique.
République de type parlementaire. Depuis 1993, la République tchèque est une République parlementaire démocratique et pluraliste. Le Président est élu pour cinq ans par le Parlement réuni. Il nomme le Premier ministre qui nomme le Gouvernement.
Le Parlement est constitué de la Chambre des députés, ou Sněmovna (200 membres élus pour quatre ans) et du Sénat (81 membres élus pour six ans et renouvelés par tiers tous les deux ans).
Géographie:
Le paysage tchèque est varié ; sa partie occidentale, la Bohême (Čechy en tchèque), consiste en un bassin, parcouru par l’Elbe (en tchèque 'Labe') et la Vltava (Moldau en allemand), entouré principalement par des basses montagnes comme les Sudètes incluant les Monts des Géants, où l’on peut aussi trouver le plus haut point du pays, le Sniejka qui culmine à 1 602 m. La Moravie, à l’est, est aussi plutôt montagneuse et est arrosée surtout par la Morava, mais abrite aussi la source de l’Odra (Oder en allemand). Les eaux de la Tchéquie s’écoulent vers trois mers différentes : la mer du Nord, la Baltique et la mer Noire.
Le climat local est tempéré, avec des étés chauds et des hivers froids, nuageux et humides, ce qui est un exemple d’influences continentale et océanique conjuguées.
Démographie:
Comme la plupart des pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO), la République tchèque subit un déclin démographique net depuis la chute du communisme.
Les mesures natalistes (garantie d’un logement à la naissance du premier enfant) disparaissent et les allocations familiales ne sont pas réindexées sur le coût de la vie, ce qui accélère la chute des naissances alors que le taux de natalité était déjà très bas.
Le solde migratoire reste positif (en particulier grâce à l'immigration venant de pays de l’ex-URSS) mais ne compense pas le déclin de la natalité.
Économie:
Même faisant partie de l'Union européenne, la devise de la Tchéquie n'est pas encore l'euro mais reste la couronne tchèque.
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