Norvège:
Le royaume de Norvège (de Norðrvegr, ou « chemin du Nord ») est un pays d'Europe du Nord situé à l’ouest de la péninsule scandinave. Il possède des frontières communes avec la Suède, la Finlande et la Russie.
Avec 4 600 000 habitants pour 385 199 km², dont 307 860 km² de terre, la Norvège est après l'Islande le pays le moins densément peuplé d'Europe. C'est aussi un des pays les plus riches du monde, grâce à une importante production pétrolière notamment. C'est aussi un des États dont la politique sociale est la plus généreuse.
La Norvège a pour capitale Oslo, pour langue officielle le norvégien et pour monnaie la couronne norvégienne (NOK).
Elle exerce sa souveraineté sur l’archipel de Svalbard, l’île de Jan Mayen, l'Île Pierre Ier et l’île Bouvet.
Histoire:
La nation norvégienne affirma pour la première fois son unité et sa volonté d’expansion à l’époque des grands raids vikings, du IXe au XIe siècle. Redoutables navigateurs, les Vikings d’origine norvégienne étendirent rapidement leur influence aux îles Shetland, aux Orcades, aux Hébrides et à l’île de Man. Depuis les Shetland, ils implanteront ensuite des colonies plus durables dans les îles Féroé, en Islande et au Groenland.
Il n’existe toutefois pas encore d’autorité centrale en Norvège elle-même, où les communications se font d’ailleurs davantage par voie maritime que terrestre. Au VIIIe siècle, la Norvège était encore divisée en vingt-neuf petits royaumes indépendants.
Le premier roi connu qui aurait régné sur toute la Norvège serait Harald Ier aux Beaux Cheveux (872-933) qui l'emporte selon les sagas en 872 sur les ducs (jarl). L'aîné de ses fils, Erik « Hache sanglante » est détrôné en 935 par le chef viking Haakon Ier le Bon. Son petit-fils, Olaf Tryggveson (995-1000) lui succède mais il est chassé par le roi danois Sven « Barbe fourchue ». La Norvège est alors partagée entre Sven et le jarl de Trondheim. Il faut attendre l’an 1016 pour trouver un vrai père fondateur du royaume norvégien, en la personne du roi Olaf Haraldsson, qui établit sa capitale à Trondheim. Olaf, ancien Viking, rapporte de ses nombreux voyages le christianisme, et convertit la population par la force, ce qui lui vaut d’être canonisé en saint Olaf.
Au XIIIe siècle, un jeune aventurier prénommé Sverre Sigurdsson s’empara du pouvoir et fonda une nouvelle dynastie, installée à Bergen. Néanmoins, en raison du pouvoir croissant détenu par la ligue hanséatique dans cette ville, la capitale du pays se fixa finalement à Oslo au début du XIVe siècle.
L’année 1380 voit l’extinction de la dynastie royale norvégienne, avec la mort du roi Haakon VI. Sa femme Margrethe, fille du roi de Danemark, obtient la succession et consacre ainsi l’union du Danemark et de la Norvège. La Suède vient s’ajouter à ce domaine en 1397, formant l’ « Union de Kalmar ». Le Danemark, au sein de cette union, exerce une nette domination, et la Norvège n’est plus guère alors qu’une province danoise, avec le danois pour langue officielle.
L’émancipation de la Suède, avec la révolte de Gustave Vasa, met un terme à l’union de Kalmar en 1523. La Norvège, elle, reste néanmoins sous domination des Danois. Ces derniers, en 1536, imposent au pays la Réforme luthérienne, ce qui eut pour conséquence de tarir le flot des voyageurs se rendant en pèlerinage auprès des reliques de Saint Olaf, à Trondheim (anciennement Nidaros) et de couper encore davantage le pays du reste du monde.
En raison de l’alliance contractée par le royaume dano-norvégien avec Napoléon, les puissances coalisées victorieuses cèdent la Norvège à la Suède en 1814. En réaction, une Convention nationale se réunit à Eidsvoll dans l'Akershus : elle déclare l’indépendance du royaume de Norvège et adopte une constitution (c'est la constitution écrite la plus ancienne encore en vigueur en Europe), avant de désigner comme roi le prince danois Christian-Frédéric, le 17 mai 1814. Un compromis est finalement trouvé, et fait de la Norvège un royaume distinct, mais en union personnelle avec le roi de Suède.
Ce régime, malgré plusieurs concessions, entraina un mécontentement croissant des Norvégiens au cours du XIXe siècle, et fut dissout sans effusion de sang le 7 juin 1905. Suite à un référendum confirmant la nature monarchique du nouveau régime, le gouvernement offrit la couronne à un prince danois, qui fut élu par le Parlement sous le nom de Haakon VII.
La Norvège parvint à conserver sa neutralité au cours de la Première Guerre mondiale, en raison de sa puissance navale particulièrement dissuasive. Il n’en alla pas de même pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays fut envahi par les troupes allemandes dans le cadre de l’opération Weserübung. La résistance armée dura jusqu’à trois mois dans certaines régions, mais le roi et le gouvernement choisirent de s’exiler et de continuer la lutte depuis Londres.
La Norvège occupée fut dirigée par le chef des forces d’occupation, le Reichskommissar Josef Terboven. Le chef du parti nazi local, Vidkun Quisling, fut autorisé à former un gouvernement collaborationniste, sous supervision allemande. Après l’intervention des Alliés au sud et de l’Armée rouge au nord, les derniers occupants capitulèrent avec le reste des forces allemandes, le 8 mai 1945.
L’épisode de l’occupation allemande rendit les Norvégiens plus sceptiques vis-à-vis du concept de neutralité, et le pays adopta une nouvelle stratégie fondée sur la sécurité collective. Après l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, la Norvège fut l’un des membres fondateurs de l’OTAN, en 1949, et de l’ONU, à laquelle elle fournit son premier secrétaire général (Trygve Lie).
La Norvège a refusé à deux reprises par référendum de rejoindre l’Union européenne, en 1972 et en 1994. Le débat européen continue néanmoins à déchaîner les passions, avec environ 50 % de la population dans chaque camp. Le pays fait par ailleurs partie, comme l’Islande, de l’Espace économique européen (EEE), ainsi que de l'Espace Schengen depuis 2001.
Politique :
La Norvège est une monarchie constitutionnelle à tendance parlementaire.
La famille royale, originaire du Schleswig-Holstein, descend de la famille princière de Glücksbourg. Le roi ne joue pour l’essentiel qu’un rôle honorifique, mais il constitue un symbole fort d’unité nationale. Bien que la constitution de 1814 lui accorde d’importantes prérogatives dans le domaine de l’exécutif, ces dernières sont presque toujours exercées en son nom par le gouvernement.
Le gouvernement est composé du premier ministre et de l’équipe ministérielle, tous nommés par le roi. Mais depuis 1884, l’évolution parlementaire du régime fait que le gouvernement doit obtenir un vote de confiance du Parlement : la désignation du gouvernement par le roi n’est donc qu’une formalité.
Le parlement norvégien (le Storting) est monocaméral et comprend 169 membres (soit quatre membres de plus suite aux élections de 2005). Les députés sont élus tous les quatre ans dans chacun des 19 comtés du pays, à la représentation proportionnelle. Après les élections, le parlement se divise en deux chambres, l’Odelsting et le Lagting, qui pourront alors se réunir séparément ou conjointement selon l’importance de l’ordre du jour. Le parlement et le gouvernement sont en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique.
A la tête du système juridique se trouve la Cour Suprême, ou Høyesterett, composée de 17 juges et d’un président. On trouve ensuite les cours d’appel, les tribunaux ordinaires et les juges de paix. Les juges sont nommés par le roi et le gouvernement, sur proposition du ministre de la justice. La « Haute Cour du Royaume » est une juridiction spéciale destinée, le cas échéant, à décider de la destitution du souverain.
Géographie :
Le relief du pays, fait de montagnes et de glaciers, est très accidenté. Le sommet le plus élevé est le mont Galdhøpiggen, d’une altitude de 2 469 mètres.
La Norvège est parfois surnommée « pays du soleil de minuit » en raison de sa situation septentrionale : une partie du pays se trouve en effet au nord du cercle polaire arctique, où le soleil ne se couche jamais en été et ne se lève jamais en hiver.
Les côtes norvégiennes, d’une longueur de plus de 83 000 kilomètres (littoral des îles de l'archipel inclus), sont ponctuées de fjords et d’une multitude de petites îles. Sur toute sa longueur, la Norvège borde l’océan Atlantique ainsi que trois autres étendues d’eau : la mer du Nord au sud-ouest, la mer de Norvège à l’ouest et la mer de Barents au nord-est.
Le climat norvégien est raisonnablement tempéré, en particulier sur le littoral grâce à la chaleur amenée par le Gulf Stream, ce qui permet notamment aux navires de l'Hurtigruten de naviguer tous les jours de l'année jusqu'à Kirkenes au Finnmark, alors que les eaux de la mer Baltique (bien plus au sud pourtant) sont prises par les glaces. Les conditions climatiques à l’intérieur des terres, en revanche, peuvent se révéler plus rudes, et le nord du pays connaît un climat subarctique.
Économie :
L’économie norvégienne est un bastion prospère du capitalisme social, offrant une combinaison réussie entre la liberté des marchés et l’intervention de l’État. Le gouvernement, par le biais de grandes entreprises publiques, contrôle quelques domaines particulièrement stratégiques, comme une partie du secteur pétrolier. Mais une vague de privatisations a débuté en 2000, lorsque l’État a vendu un tiers de l’entreprise Statoil, qu’il contrôlait jusqu’alors dans sa totalité.
Le pays regorge de ressources naturelles (pétrole, hydroélectricité, poissons, forêts, minéraux…) et sa prospérité est très dépendante des revenus générés par l’exploitation du pétrole : ce dernier représentait en 1999, avec le gaz, 35 % des exportations du pays. Seules l’Arabie saoudite et la Russie, exportent davantage que la Norvège, laquelle ne fait pas partie de l’OPEP.
La croissance économique est forte et a atteint 4,1 % en 2005.
Malgré un niveau de vie comptant parmi les plus élevés au monde, les Norvégiens s’inquiètent à propos des deux prochaines décennies, lorsque leurs réserves de gaz et de pétrole commenceront à s’épuiser. C’est pourquoi le pays engrange, depuis déjà plusieurs années, une partie des revenus générés par le pétrole dans le fonds pétrolier de Norvège. Le capital ainsi obtenu est investi à l’étranger : à la fin 2006, il est estimé à 215 milliards d'euros.
En novembre 2006, le taux de chômage est descendu à 2,1 % de la population active soit 50 200 demandeurs d'emploi. La Norvège a cependant un important problème d'emploi avec sa population vieillissante : le Ministre norvégien du Travail et de l'Intégration sociale Bjarne Håkon Hanssen demande à Ankara le 14 février 2008 à son homologue turc Faruk Çelik le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale l'envoi en Norvège de 100.000 travailleurs[3].
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