Slovénie:
La Slovénie est un État d’Europe centrale. Elle est entourée par la mer Adriatique, l’Italie, l’Autriche, la Hongrie et la Croatie. Elle a fait au XXe siècle partie de la Yougoslavie. Depuis le 1er janvier 2008, elle est le premier des États membres ayant joint l'Union européenne en 2004 à assurer la Présidence du Conseil de l'Union européenne.
Géographie:
La capitale de la Slovénie est Ljubljana. Le pays s’étend de la mer Adriatique à la plaine pannonienne, en passant par les Alpes juliennes et un part de Karst. Son point culminant est le Triglav (2864 m), qui est aussi représenté symboliquement sur son drapeau.
Environnement:
Troisième pays forestier d’Europe, la Slovénie est couverte à 57 %, par 1 227 832 ha de forêt, dont 39% sont mixtes (282 m² de bois par ha en moyenne pour 2006). Quelques forêts anciennes abritant des descendants de la forêt préhistorique sont protégées, mais la forêt cultivée gagne sur les forêts plus naturelles.
Le réchauffement du climat est dans ce pays (continental) plus marqué que la moyenne mondiale, et il pourrait avoir des impacts sur la biodiversité et la forêt.[réf. nécessaire]
L’agriculture traditionnelle a su préserver des prairies parfois exceptionnellement riches en biodiversité (plusieurs centaines d’espèces différentes par hectare).
En 2001, une agence de l’environnement a été créée, qui doit appliquer un plan d’action national pour l’environnement comprenant l’intégration des préoccupations environnementales dans tous les autres secteurs.
Pour entrer dans l’Union européenne, le pays devait en 2003 renforcer l’application de sa législation sur les déchets, des OGM, la pollution de l’air et industrielle. Il doit améliorer sa gestion des risques, des produits chimiques et la protection contre les radiations.
La Slovénie ayant intégré l’Union européenne le 1er mai 2004, elle doit appliquer les directives européennes concernant l’environnement, et s’intégrer dans le réseau Natura 2000[1]
Histoire:
Aux temps anciens, le territoire de l'actuelle Slovénie était peuplé de Celtes et d'Illyriens. L'Empire romain conquit la région au Ier siècle, après 200 ans de lutte contre les tribus locales. Les plus importantes cités antiques de la région incluent Celeia (aujourd'hui Celje), Emona (Ljubljana), Nauportus (Vrhnika) et Poetovio (Ptuj).
Politique:
La Slovénie fait partie de la zone euro depuis le 1er janvier 2007 (1 euro valant 239,64 tolars). La Slovénie est ainsi devenue le premier pays à adopter la monnaie européenne depuis l’introduction fiduciaire de l’euro le 1er janvier 2002[2].
Les élections au Parlement (Državni zbor) du 3 octobre 2004 ont permis au parti démocrate (SDS) mené par Janez Janša d’arriver en tête du scrutin en doublant son nombre de députés, passant de 14 à 29 sur les 90 députés que compte la chambre basse. Pour leur part, les libéraux-démocrates (LDS) du premier ministre Anton Rop sont arrivés en seconde position après avoir perdu beaucoup de leur influence passant de 34 à 23 sièges. La participation a été de 60%.
Le 11 novembre 2007, le diplomate de carrière Danilo Türk, 55 ans, qui se présentait comme candidat indépendant mais était soutenu par l’opposition de gauche, a remporté haut la main l’élection présidentielle en Slovénie. Lors du second tour organisé dans ce petit pays de l’ex-Yougoslavie, Danilo Türk a obtenu 68,26% des voix, loin devant son rival, l’ancien Premier ministre Lojze Peterle, soutenu par la coalition gouvernementale de centre-droit, crédité de 31,74% des voix. Le président sortant Janez Drnovsek, 57 ans, qui n’avait apporté son soutien à aucun des deux candidats, avait décidé de ne pas briguer un second mandat de cinq ans. Son mandat expire le 22 décembre. Le taux définitif de participation a atteint plus de 57% des 1,7 million d’électeurs appelés aux urnes selon la Commission électorale.
Démographie:
Les groupes ethniques de la Slovénie sont les Slovènes (83,1 %), les Serbes (2 %), les Croates (1,8 %), les Bosniaques (1,1 %) et d’autres (12 %), ainsi que des minorités ethniques hongroise et italienne (0,5 %). L’espérance de vie en 2000 était de 71,1 ans pour les hommes et de 79,5 ans pour les femmes.
Après l’indépendance de la Slovénie en 1991, 18 355 citoyens « non-Slovènes » (environ 1 % de la population) ont été effacés des registres administratifs et placés dans la catégorie des étrangers, car nés dans une autre république yougoslave. En 2004, la Cour Suprême a ordonné leur réintégration (cf. les « Effacés » de Slovénie). [8]
Avec 95 habitants au kilomètre carré, la Slovénie se place parmi les pays peu denses d’Europe (comparée à la densité des Pays-Bas (320 hab./km²) ou de l’Italie (195 hab./km²)). Environ 50 % de la population habite dans des zones urbaines, le reste en milieu rural.
La langue officielle est le slovène, qui appartient au groupe des langues slaves du sud. Le hongrois et l’italien bénéficient d’un statut de langue officielle dans les régions pluriethniques le long des frontières hongroise et italienne.
Économie:
Avec sa petite économie de transition et une population d'approximativement deux millions d‘habitants, la Slovénie est un modèle de succès économique et de stabilité pour ses voisins de l’ancienne Yougoslavie.
Le pays, qui a rejoint l’Union européenne en 2004, possède une main-d’œuvre de très bon niveau, un emplacement géographique stratégique et des infrastructures de bonne qualité.
La Slovénie possède un PIB par habitant plus élevé que les autres pays d’Europe centrale et elle est devenue en 2004 le premier pays en transition d’une économie étatique vers une économie libérale à passer du statut de pays emprunteur à partenaire donateur à la Banque mondiale. Elle a rejoint l'Eurogroupe le 1er janvier 2007.
Culture:
Les premiers textes connus en langue slovène sont les Feuillets de Freising (Brižinski spomeniki), écrits entre 972 et 1039 pour des besoins d’évangélisation. La langue est alors utilisée par les couches les plus basses de la société (même si les bourgeois et la petite noblesse la connaissaient), ainsi que par le clergé.
Avec le luthéranisme, le slovène entame sa carrière de langue littéraire. Les idées de la Réforme se répandent bien en Slovénie. On doit mentionner Primož Trubar (1508-1586) qui, imprégné des idées nouvelles, hésite toutefois à rompre avec Rome. Ses prêches en slovène dans la cathédrale de Ljubljana attirent les foules.
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