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Laos
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Drapeau du Laos

Armoiries du Laos

LAOS:
Le Laos (République populaire démocratique lao) est un pays enclavé d'Asie du Sud-Est, entouré par la Birmanie (ou le Myanmar), la Thaïlande, le Cambodge, le Viêt Nam et la République populaire de Chine.:

 


Histoire:
L'histoire du Laos remonte aux temps lointains, avant l'ère chrétienne, comme le démontrent les énigmatiques vestiges de la Plaine des jarres. Vers le Ve siècle ap. J.-C., une influence des royaumes khmers primitifs se fait sentir et, à travers eux, la civilisation hindoue puis le bouddhisme de la civilisation Dvaravati. Le site de Vat Phu, dans le sud du pays, remonte à cette époque.
Vers le XIIe siècle commence réellement l'histoire du pays avec l'arrivée des populations Tai arrivant de Chine du Sud. En 1333 est fondé le Lan Xang, pays du million d'éléphants. Le bouddhisme s'implante définitivement. Au fil des siècles, le royaume se consolide, et, après Luang Prabang, c'est Vientiane qui devient capitale en 1550, le royaume de Chiang Mai est annexé, c'est l'apogée du Lane Xang. Les XVIIe et XVIIIe siècles seront plus agités, le royaume se morcelle, les provinces passent sous domination birmane, chinoise ou, en 1798, siamoise. Vientiane est prise par le royaume siamois.
Le Laos passe alors sous le contrôle du Siam (Thaïlande) qui domina les trois royaumes jusqu'au XIXe siècle. En 1893, l'action du vice-consul de France à Luang Pragang, Auguste Pavie, ainsi qu'un blocus des côtes obligèrent le Siam à céder la rive gauche du Mékong (Laos oriental) puis à signer des traités (1902, 1904) reconnaissant le protectorat de la France sur la partie orientale de Lan-xang (Laos). Il est finalement intégré à l'Union indochinoise française en 1899. Quant à la partie occidentale de Lan-xang(dite "Issan"/nord-est), elle est occupée par le Siam…
En 1904 commença le long règne de Sisavang Vong qui dura jusqu'en 1959.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon imposa sa domination sur l'Indochine française, y compris sur le Laos. La France étant à l'époque gouvernée par le régime de Vichy, cette domination s'exerça de manière indirecte, les administrateurs français restèrent en poste et le drapeau tricolore continua de flotter sur Vientiane. En 1941, la Thaïlande, alliée du Japon, imposa seulement à la France de céder les territoires à l'ouest du Mékong. Jusqu'en 1945, l'Indochine française fut peu touchée par les combats, mais, lorsque les Japonais prirent conscience qu'ils allaient perdre la guerre, ils cherchèrent à empêcher le retour des puissances coloniales européennes et favorisèrent l'indépendance qui fut proclamée le 8 avril 1945 par le roi Sisavang Vong (sous la pression japonaise). Mais, après la défaite japonaise, c'est le retour des Français, qui donnent aux Laotiens leur autonomie dans l'Union Française vers 1946, et c'est l'union nationale lao (deux royaumes restants unis, Champassak et Luang-Prabang…).
Au mois de juillet 1962, un gouvernement d’union nationale fut mis en place au Laos. Le pays demeurait cependant partagé : au sud, les forces anticommunistes et neutralistes, au nord, le Pathet Lao. À cette époque, la politique américaine dans la région consistait à garantir la neutralité du Laos et du Cambodge tout en défendant activement le Sud Vietnam et la Thaïlande. En 1962, le président Kennedy conclut un accord avec le Nord Vietnam, stipulant le retrait de l’armée populaire vietnamienne et de l’armée américaine du pays.
Les États-Unis se retirèrent mais pas le Nord-Vietnam, et la piste Hô Chi Minh, qui traversait le Laos, fut de plus en plus utilisée pour alimenter l’effort de guerre au Sud Vietnam.
En 1963, le Pathet Lao lança une offensive qui lui donna le contrôle d’une grande partie de l’est et du nord-est du pays. Les États-Unis renoncèrent à engager des forces régulières mais ils intensifièrent leurs activités clandestines au Laos. Des équipes des Special Forces s’infiltrèrent dans le sud du pays ; et la CIA entreprit d’armer les tribus montagnardes laotiennes. Pendant ce temps, les bombardements sur la piste Ho Chi Minh prenaient une ampleur grandissante pour des résultats plus que mitigés..
Cependant, les unités Méos équipés par la CIA ne purent plus jouer aucun rôle militaire après la perte de leur base de Long Cheng en décembre 1971.
La rébellion communiste ne désarme pas, soutenue par le Viet Minh contre le pouvoir chancelant soutenu par les États-Unis. Un cessez-le-feu intervient le 22 février 1973 et, en 1975, le mouvement communiste du Pathet Lao renverse le roi Savang Vatthana et prend le pouvoir. Le roi Savang Vatthana et la reine Khamphoui abdiquent le 2 décembre 1975. Le roi, la reine et l'héritier du trône meurent dans un camp d'internement. La République Populaire Démocratique du Laos (RPDL) est créée avec un régime de parti unique, provoquant l'exil d'environ 300 000 personnes, soit 10% de la population. Une période de coopération avec l'URSS est suivie à partir de 1988 d'une volonté de relative ouverture à l'économie moderne. Le plus jeune fils du roi Savang Vatthana, Sauryavong Savang, devient régent du royaume et président de la famille royale en exil au nom de l'héritier du trône, le prince Soulivong Savang.

 

Politique :
Président de la République démocratique populaire lao, Choummaly Souriya Sayasone. Premier ministre, Bouasone Bouphavanh. Parlement, Président de la Chambre, Thongsing Thammavong. Régime politique avec parti unique. Le PRPL (Parti révolutionnaire populaire lao). Le président de la République est élu par le Parlement pour 5 ans. La politique du gouvernement est déterminée par le Parti à travers le Politburo et le Comité central.
Une partie de l'ethnie des Hmong du nord du pays est en lutte armée contre le régime communiste qui les opprime depuis 1975 à cause de leur choix de combattre aux côtés des États-Unis lors de la guerre du Viêt Nam. Le gouvernement actuel est accusé de vouloir exterminer systématiquement les membres de cette ethnie qui n'ont pas réussi à quitter le pays et sont encerclés dans la jungle. À Vientiane en revanche, certains Hmongs sont intégrés à la société et occupent pour certains de hautes fonctions dans l'appareil d'État. L'opposition en exil dénonce régulièrement les atteintes aux Droits de l'homme commis contre les Hmongs dans la zone de Saysomboune. Des attentats secouent sporadiquement le pays, sans qu'il soit possible de les attribuer à un mouvement politique précis.
Le Laos est membre de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) depuis le 23 juillet 1997. Il a accueilli, pour la première fois, le sommet de l'ASEAN du 24 novembre au 1er décembre 2004 à Vientiane.

 

Subdivisions:
Le Laos est divisé en 16 provinces (khoueng), 1 municipalité* (kampheng nakhon), et 1 zone spéciale** (khetphiset):
Province d'Oudomxay
Province de Sayaboury
Province de Xieng Khuang
Province de Houaphan
Province de Bokeo
Province de Phongsaly
Province de Luang Namtha
Province de Luang Prabang
Province de Vientiane
Préfecture de Vientiane *
Province de Khammouan
Province de Savannakhet
Zone spéciale de Xaysomboun **
Province de Borikhamxay
Province d'Attapeu
Province de Saravane
Province de Sékong
Province de Champasak

 

Géographie :
Le Laos est situé entre le 14e et le 22e parallèles nord. Sa superficie est de 236 800 km². Il a une frontière avec la Chine (200 km), la Birmanie (150 km), la Thaïlande (1000 km), le Viêt Nam (1000 km), et le Cambodge (150 km). Les montagnes et les plateaux occupent plus de 70% du pays. Arrosé par le Mékong, peu navigable à cause de son débit irrégulier (1898 km au Laos sur un parcours total de 4200 km), qui forme en grande partie la frontière avec la Thaïlande. Le pays s'étend du nord au sud sur 1 000 km des confins de la Chine à la frontière du Cambodge. Il n'atteint parfois qu'une centaine de kilomètres de large.
Le Laos est constitué de montagnes et de hauts plateaux. Phou Bia, est le point culminant de la cordillère annamitique (2820 m, région de Xieng-Khouang). La cordillère Annamitique forme à l'est l'essentiel de la frontière avec le Viêt Nam. Point culminant : le mont Rao Co, 2286 m.
Climat tropical caractérisé par les moussons. Deux saisons : saison sèche d'octobre à avril, saison des pluies de mai à septembre. 15/20° en déc-janvier, 30° en mars-avril. Les mois d'octobre et novembre peuvent être pluvieux.
La forêt (très dégradée) recouvre 52,8% du pays.

 

Économie:
Un démarrage économique sérieux ne peut être envisageable sans le développement des infrastructures actuellement axé sur le réseau routier et les télécommunications. L'ensemble du réseau d'infrastructures reste cependant modeste : pas de chemin de fer, presque pas de réseau téléphonique, peu de routes.
Le Laos s'est ouvert en 1986 aux « nouveaux mécanismes économiques ». Le Code des Investissements a été promulgué dans la foulée en 1988, suivi du premier Programme d'ajustement structurel adopté en 1989 avec le soutien du FMI et de la Banque mondiale. Les investissements étrangers restent modestes et se portent sur les métiers du tourisme (hôtellerie, restauration, les services si l'on excepte les grands projets de type le barrage hydroélectrique de Nam Theun 2 dont Électricité de France est l'un des principaux partenaires.
La stabilité macroéconomique en terme de change et d'inflation semble se maintenir et le Laos bénéficie actuellement de l'assistance technique de la Banque asiatique de développement (ADB) pour entreprendre les réformes du secteur bancaire. Avec un revenu par tête de 300 dollars, le Laos est un des pays les plus pauvres du monde. L’aide internationale assure un tiers du budget national.

 

Médias:
Les journaux du Laos sont pour la plupart contrôlés par le Ministère de l'Information et de la Culture ou par une organisation politique. Il existe plusieurs journaux en langue lao (Passasson, Viengchaimay, Pathet lao...). Le groupe des Presses lao en Langues Etrangères édite le Vientiane Times en anglais et le Rénovateur en français.
Ce dernier a reçu en 2003 le Prix de la libre expression de l'Union de la Presse Francophone, première récompense de ce type pour un journal du pays. L'agence KPL (Kaosan Pathet lao) édite un bulletin quotidien en français et en anglais.
En 2003 paraît pour la première fois le magazine bilingue anglo-lao « Update », premier média privé au Laos. Les sujets politiques n'y sont pas abordés. La radio nationale est diffusée sur une grande partie du territoire. Les éditions locales sont contrôlées par Vientiane.
La télévision TNL présente tous les soirs un bulletin d'informations en lao, en anglais et certains soirs en français. Il est possible de se procurer la presse étrangère, notamment le Bangkok Post et The Nation dans plusieurs points de vente de Vientiane.

 

Démographie:
La population du Laos s'élève à 5 609 997 habitants, répartis sur 236 800 km², soit une densité de population de 24 habitants/km².
Croissance démographique : 2% par an
Taux de natalité : 35,99 ‰
Taux de mortalité : 11,83 ‰
Taux de mortalité infantile : 85,22 ‰
Espérance de vie moyenne : 55,1 ans (hommes : 53,1 femmes 57,2)
Taux de fécondité : 4,77 enfants/femme
(données 2005)[1]
La population du Laos est composée de 68 ethnies selon les ethnologues (47 répertoriées par le Front lao d'édification nationale). Officiellement, ces ethnies sont classées en trois groupes principaux[2]:
Les Lao Lum, ou "Lao des plaines" (35 groupes et 68 % de la population), dont la langue, le lao, appartient au groupe tai des langues tai-kadai;
Les Lao Theung ou "Lao des versants", appelés aussi Kha, de langue môn-khmer (environ 22%);
Les Lao Sung ou "Lao des sommets" (9 %), nom qui regroupent les Hmong (ou Méos), principale ethnie minoritaire du pays et les Yao (ou Mien), tous deux de langue hmong-mien, différents groupes tai (Tai Daeng, Tai Dam, Tai Dón, Tai Loi, Tai Mène, Tai Nüa, Tai Pao) et de tibéto-birmans.
En réalité, d'un point de vue ethno-linguistique, le nom de "Lao" ne s'applique qu'aux locuteurs de la langue lao. Celle-ci est très proche du thai isan, la langue de la région nord-est de la Thaïlande.
Ethniquement, on considère d'ailleurs les Thai Isan comme des Lao. Les locuteurs du thai isan sont au nombre de 15 millions, alors que ceux du thai sont un peu plus de 20 millions. Cette réalité fait dire que la Thaïlande n'est pas un pays avec une ethnie dominante mais une majorité thaïe, et une forte minorité lao.
Les Lao Theung consistent en plusieurs groupes qui parlent différentes langues môn-khmer, tels les Kammu (ou Khamu, ou Khmu) et les Lamet dans le nord, les Katang et les Makong dans le centre, les Lave et les Loven dans le sud.
Les Hmong (ou Méos) sont originaires de la Chine orientale (province de Quizhao). Ils sont arrivés en masse au Laos vers 1850, fuyant la répression de la dynastie des Qing. Les Méo vivent également au Vietnam, en Chine, en Thailande, en Birmanie. Au Laos, depuis leur arrivée, ils refusent l'intégration l'éducation, et préfèrent vivre en cercle fermé.
L'appellation de "Lao" pour ces différents groupes non lao témoigne d'une volonté de les assimiler à l'ethnie majoritaire dans un grand ensemble indigène.
Il existe par ailleurs une minorité allogène chinoise, qui représente environ 1% de la population.

 

 


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