
Martinique:
La Martinique est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer (numéro 972) français. Cette île était appelée « Madinina » - littéralement « l’île aux fleurs ». Elle est devenue française en 1635. Elle fait partie de l'archipel des Antilles est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
Histoire:
Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l’Amérique, les guerres d’influence entre les anciens empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, ainsi que des revendications indépendantistes modernes.
Administration:
La Martinique est une région monodépartementale (Région et Département à la fois). L'île est divisée en 4 arrondissements, 34 communes et 45 cantons.
La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située sur le continent au nord de l’Amérique du Sud, les départements français d’Amérique (DFA).
La région de la Martinique est également une des régions ultrapériphériques de l’Union Européenne.
La préfecture du département est Fort-de-France.
L'Etat français est représenté en Martinique par le préfet de région :
Ange Mancini (prise de fonction le 18/07/07)
L'Etat est aussi représenté par les 3 sous-préfets :
Paul Laville (Le Marin), Xavier Brunetière (La Trinité) et Joseph Monlouis (Saint-Pierre).
Les 2 exécutifs de la Martinique sont :
Le Président du Conseil Régional : Alfred Marie-Jeanne
Le Président du Conseil Général : Claude Lise
Il y a 2 assemblées délibérantes :
Le Conseil régional de Martinique (41 élus)
Le Conseil général de la Martinique (45 élus)
Il y a aussi 2 conseils consultatifs :
Le Conseil économique et social régional (43 membres), Président : Michel Crispin
Le Conseil de la Culture de l'Education et de l'Environnement (25 membres), Président : Claude Petit
La Martinique est représentée à l'Assemblée nationale (France) par 4 députés:
Alfred Marie-Jeanne, Serge Letchimy, Alfred Almont et Louis-Joseph Manscour,
et au Sénat (France) par 2 sénateurs:
Serge Larcher et Claude Lise.
Elle est aussi depuis 2007 représentée au Parlement Européen par 2 députés européens:
Catherine Néris et Madeleine de Grandmaison.
Il y a 3 établissements publics de coopération intercommunale en Martinique :
La CCNM (Communauté de communes du Nord Martinique)
La CACEM (Communauté d'agglomération du Centre de la Martinique)
La CESM (Communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique)
Géographie:
Géographie physique
D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île[1]. Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W.
On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type tropical. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizés de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.
Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.
Situation:
La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Venezuela).
Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.
Sa superficie est d'environ 1100 km², suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km², pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.
Relief et formation géologique:
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres.
À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.
Les principales montagnes de la Martinique
Nord de l'île:
La Montagne Pelée (volcan), 1397 mètres (le plus haut sommet de la Martinique)
Le Morne Macouba, 1282 mètres
Les Pitons du Carbet (Piton Lacroix 1196 mètres, Piton Dumauzé 1109 mètres, Piton de l'Alma 1105 mètres, Piton Boucher 1070 mètres)Le Morne Piquet, 1159 mètres
Le Piton Marcel, 1017 mètres
Le Morne Chapeau Nègre, 911 mètres
Le Piton Mont Conil, 895 mètres
Le Morne Jacob, 884 mètres
L'Aileron, 824 mètres
Le Morne du Lorrain, 785 mètres
Le Morne Bellevue, 693 mètres
Sud de l'île:
La Montagne du Vauclin, 504 mètres (le plus haut sommet du sud de l'île)
Le Morne Larcher, 477 mètres
Le Morne Bigot, 467 mètres
Le Morne Genty, 400 mètres
Les principales rivières de la Martinique
La rivière Lézarde, 30 km (Le plus long cours d'eau de l'île)
(Nord) La rivière du Galion, La rivière du Lorrain, La rivière Capot, La rivière Blanche, La rivière de Basse Pointe, La rivière Hackaert, La rivière de Macouba, La Grande Rivière, La rivière du Prêcheur, La rivière Roxelane, La rivière des Pères, La rivière du Carbet, La rivière Fond Capot, La rivière de Case Pilote, La rivière Case Navire, (Centre) La rivière Monsieur, La rivière Madame, La rivière du Longvilliers (Sud) La rivière Pilote, La rivière Salée, La rivière du Vauclin, La rivière de Paquemar, La rivière du Simon, La rivière des Coulisses, La rivière la Nau.
La faune:
La Martinique ne possède que peu d’espèces animales indigènes.
Les animaux sauvages les plus courants restent discrets: Les manikous (famille des opossums), les matoutous-falaises qui sont mygales endémiques, l'iguane délicatissima et l'iguane vert, la mangouste et le serpent trigonocéphale ou fer-de-lance Voir aussi : Liste des espèces d'oiseaux de Martinique
La faune aquatique
Sur plus de 200km de littoral, c'est un festival insoupçonné de formes et de couleurs. À même le rivage, la Côte Caraïbe, toujours abritée des Alizés, est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.
Sous le miroir de la surface, les fleurs terrestres cèdent la place aux fleurs marines. Éponges, anémones, gorgones s'épanouissent dans la clarté cristalline des jardins de coraux.
Vous allez découvrir un monde aux myriades de couleurs : végétaux, minéraux, poissons... un monde extraordinaire. Corail, étoiles de mer, porcelaines, poissons ange, chirurgiens, éponges, perroquets.
Il faut toutefois signaler la forte dégradation de ces milieux au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons (sur ce sujet, voir le site de la Direction régionale de l'environnement de Martinique : http://www.martinique.ecologie.gouv.fr)
La faune terrestre:
Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).
Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux aujourd’hui complètement disparues. De nos jours, vous rencontrerez plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit. Aux détours des sentiers, vous rencontrerez souvent des touloulou (crabe de terre rougeâtre) que vous apprécierez dans votre assiette.
Les mygales ou Matoutou falaise se font discrètes, mais gare. Voici les deux espèces résidantes :
Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit exclusivement dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets. On commence tout de même à en trouver un peu partout sur l'île. Cette espèce est assez agressive et mord sans prévenir !
Avicularia versicolor est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. C'est une des plus belles mygales du monde. Cette espèce est relativement calme et peu agressive. Il faut savoir que Avicularia versicolor est protégée localement.
Chez les insectes, outre l'éternelle blatte (cafard), prolifique et inoffensive (comparé au cafard métropolitain, celui-ci est gigantesque), le moustique reste indéracinable de sa place des parasites de nos nuits, surtout près des étendues d'eau et des sous-bois.
Au coucher du soleil, vous entendrez les petites grenouilles qui partagent la nuit avec les manicous; opossums antillais protégés mais bien mal traités par les routes.
Résumé tiré du site de L'Or des Îles
La Flore:
Pour les amoureux de la nature, des plantes, des fleurs, la Martinique est un véritable paradis. D'ailleurs, elle porte très bien son surnom "L'île aux fleurs" Voir la liste détaillée de la végétation de l'espace Caraïbe.
Le relief et la pluviométrie déterminent quel type de végétation vous rencontrerez.
Économie:
agriculture
la banane est le premier produit agricole d’exportation (57,8 % de la production agricole de l'ile) tout en n'occupant que 27,1 % de la surface agricole utile. Elle occupe près de la moitié des actifs agricoles[2].
rhum agricole représente 23% de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l'ile (y compris le rhum traditionnel). La production de l'île se situe autour des 80 000 hl d'alcool pur[2].
canne à sucre qui représente en 2005 3600 ha soit 13.7% des surfaces agricoles. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6.2% des exploitations pour 73.4% de la surface exploitée[2].
ananas : Autrefois constituant une part importante de la production agricole, l'ananas ne représente en 2005, selon l'IEDOM que 1% de la production agricole en valeur (2.5 millions d'euros contre 7.9 millions en 2000)[2].
tourisme
Démographie:
Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national[3] Comme dans la plupart des îles, cette densité augmente : 255 hab/km2 en 1961, 319 en 1990, 354 en 2006, malgré une baisse récente de la fécondité.
La population est majoritairement composée d'Africains et d'Afro-Européo-Indiens à 90% et de 5% d'Européens. Il y a d'autres populations venues du continent asiatique, notamment de la région tamoule en Inde, et de la Chine vers la fin du XIXe siècle et du Moyen-Orient au XXe siècle. La Martinique connaît un fort métissage, donnant une population de type "créole".
La famille martiniquaise:
Les familles martiniquaises se caractérisent par une proportion non négligeable de foyers monoparentaux, 38% des familles INSEE' 1999[4].
Roger Bastide a particulièrement étudié les familles noires américaines, présentes dans toutes les régions de ce continent où a existé la traite négrière. Jean Benoît a décrit très finement les types de familles martiniquaises dans les années 1960. Cette typologie demeure tout à fait d'actualité.
L'histoire de ces familles peut s'expliquer par la coexistence de trois phénomènes : l'apport culturel de l'Afrique et des modèles familiaux africains, (théorie de Herskovits), les conséquences de l'esclavage et les dislocations familiales( théorie de Frazier). Enfin, un autre auteur Smith, souligne la dimension économique qui conduit les mères à des unions successives pour des raisons de survie économique.
Dans les chansons, les traditions, les proverbes, il est fait mention de la mère , femme "poto mitan", poutre maîtresse dans le foyer. Il est à noter cependant que les familles contemporaines sont majoritairement des familles où les deux parents sont présents (INSEE Martinique).
Madame Scarron, devenue Madame de Maintenon lorsqu'elle fut veuve de son mari l'écrivain Paul Scarron, passa son enfance en Martinique, et fut surnommé la belle indienne.
Art et culture:
Il n'existe pas plus un art martiniquais qu'un art antillais. Pour trouver une originalité artistique, il faudrait élargir à l'ensemble des Caraïbes et remonter à une époque postérieure à l'arrivée de Christophe Colomb.
En temps que département et région d'outre-mer (DROM), le français constitue la langue officielle de l'ile comme sur l'ensemble du territoire de la République française. A noter également, l'utilisation courante par la population, du créole martiniquais qui ne connait en aucun cas un déclin de sa pratique comme peuvent le connaitre bien d'autre dialectes régionaux en France (breton, catalans...).
La littérature martiniquaise très prolifique est d'une richesse incommensurable. La Martinique a acquis sa renommée internationale grâce à ses grands écrivains, penseurs et intellectuels. Ses trois plus grands écrivains de classe mondiale sont incontestablement, Aimé Césaire, Edouard Glissant et Frantz Fanon.
|