Guatemala:
Le Guatemala (ou Guatémala) est un pays d'Amérique centrale entouré par le Mexique, le Belize, la mer des Caraïbes, le Honduras, le Salvador et l'océan Pacifique. Il fait partie de l'Amérique latine (la langue officielle est l'espagnol). Son nom viendrait du mot nahuatl Coactlmoctl-lan, qui signifie « le pays de l’oiseau qui mange des serpents » ou même du mot Quauhtlemallan, aussi du nahuatl, qui signifie « endroit avec beaucoup d'arbres » [1]. Sa monnaie nationale est le Quetzal, faisant référence à l’oiseau sacré dont les Mayas utilisaient les longues plumes de la queue comme objets de luxe.
Histoire:
La civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant l'ère chrétienne. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel. Pedro de Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement les peuples maya d'Amérique centrale entre 1523 et 1527.
Le Guatemala s'émancipa de l'autorité espagnole en 1821, faisant alors partie du Mexique. Très vite, il se sépara du Mexique pour former avec d'autres régions les provinces unies d'Amérique centrale. Une guerre éclata en 1838 et s'acheva en 1840, à travers laquelle le Guatemala acquit son territoire actuel.
Durant près d'un siècle, nombre de dictateurs se succèderent et favorisèrent les immigrants européens et les intérêts nord-américains. Les Indiens se virent spoliés de leurs exploitations et durent se réfugier vers les terres arides du nord.
Le Guatemala était le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, son unique ressource, mais toutes ses terres, toute son économie, furent aux mains de la United Fruit Company qui s'intalla en 1901 dans le pays.
En 1945, Juan José Arévalo, le président nouvellement élu, instaure une nouvelle ère d'investissements sociaux, ainsi qu'un code du travail et le droit de grève. En juin 1954, son successeur Jacobo Arbenz Guzmán, instaure une taxe sur les exportations et décide une réforme agraire (le Décret 900) qui oblige entre autres la United Fruit Company à céder une partie importante de ses terres en friche (donc inutilisées).
En réponse, un véritable coup d'État est alors mis sur pied lors d’une réunion entre le Président Eisenhower et les frères Dulles, qui occupent au gouvernement américain les deux postes les plus importants : Allen Dulles est le numéro un de la CIA et siège au conseil d'administration de United Fruit, son frère John Foster Dulles dirige le Département d'Etat. Par ailleurs, les frères Dulles possèdent le plus important cabinet juridique de Wall Street et ont pour client United Fruit. Ainsi, la CIA renverse Arbenz Guzman et installe à sa place une junte militaire dirigée par le Général Carlos Castillo Armas.
Durant les années suivantes, la résistance paysanne tentera tant bien que mal de s'organiser. Dans les années 1960, un mouvement de guérilla parviendra à s'organiser, regroupant idéologues de gauche, plusieurs officiers rebelles ainsi que de nombreux paysans.
En 1982, le coup d'État du général Efraín Ríos Montt annonce le moment le plus sombre de l'histoire guatémaltèque. Ce dernier met en place, peu de temps après son entrée au pouvoir, les Patrouilles d'autodéfense civiles (PAC), miliciens recrutés de force par l'armée et ayant comme objectif d'éradiquer la guérilla. Le général met en action sa politique de la "terre brûlée": ainsi, 440 villages seront complètement rasés, près de 200 000 mayas seront massacrés ou encore jetés par hélicoptère dans l'Océan Pacifique. 40 000 réfugiés fuient vers le Mexique. La guérilla réagit en fondant un mouvement armé, l'URNG (Union révolutionnaire nationale guatémaltèque). Le conflit prend alors des allures de guerre civile.
En 1986, les pressions paysannes ont raison des régimes dictatoriaux : l'élection du président Vinicio Cerezo remet le pouvoir aux mains des citoyens. Son successeur, Jorge Serrano, fomente un nouveau coup d'État mais est finalement destitué peu de temps après et remplacé par Ramiro de León Carpio, qui à ce moment-là occupait le charge d'ombudsman et qui a été nommé par le Parlement pour compléter la période présidentielle de M. Serrano. Cette procédure n'était pas 100% constitutionnelle, mais le pays était tombé dans un vide légal car la Constitution ne considérait pas la situation dans laquelle ni le président ni le vice-président (tous les deux se sont enfuis du pays après l'échec du coup en démissionnant de leur postes) n'est en mesure de prendre en charge la présidence.
Le 29 décembre 1996, un accord historique est signé avec la guérilla et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devient président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Antonio Portillo Cabreras débute le 14 janvier 2000. Óscar Rafael Berger Perdomo, l'actuel président accède au pouvoir dès 2004, à la tête d'un parti pro-états-unien.
Géographie:
Le Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La plupart des grandes villes sont situées dans le sud du pays. Parmi les grandes villes, citons les villes de Guatemala, Antigua, Quetzaltenango et Escuintla. Le grand lac Izabal est situé près de la côte donnant sur la mer des Caraïbes.
Données géographiques :
Superficie : 108 890 km²
Densité : 119 hab./km²
Littoral : 400 km
Altitude minimale : 0 m (océans Atlantique et Pacifique)
Altitude maximale : 4 211 m (volcan Tajumulco)
Frontières terrestres
Le Guatemala possède 1 687 km de frontières (classé 95e), dont :
962 km avec le Mexique
266 km avec le Belize
256 km avec le Honduras
203 km avec le Salvador
Villes principales
Ciudad de Guatemala
Quetzaltenango
Antigua
Démographie:
Population : 14,655,189 habitants (en 2005)
0-14 ans : 42,4%
15-64 ans : 54,2%
65 ans et + : 3,3%
Espérance de vie :
Hommes : 67,37 ans (en 2005)
Femmes : 70,84 ans (en 2005)
Taux de croissance : 2,6% (en 2001)
Taux de natalité : 34,61 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 6,79 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 45,79 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 4,53 enfants/femme (en 2005)
Taux de migration : - 1,63 ‰ (en 2005)
Plus de la moitié (de 40% à 55%) des habitants sont d'ascendance maya. On appelle en espagnol ladinos les autochtones et les métis (de sang européen et autochtone) occidentalisés. La majorité des Guatémaltèques vit dans des zones rurales, même si l'urbanisation s'intensifie depuis plusieurs années. Les Garifunas représentent 2% de la population. La principale religion est le catholicisme, mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits pour former ce que l'on appelle maintenant un syncrétisme maya. Environ 40% des Guatémaltèques sont protestants et près de 1% pratique toujours la religion ancestrale maya.
Économie:
L'agriculture représente un quart du PIB, deux tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés et la construction représente 20% du PIB. La fin de la guerre civile fit disparaître le plus grand obstacle aux investissements étrangers. Le président Alvaro Arzu mena une politique de modernisation de l'économie et de libéralisation.
L'ouragan Mitch, qui frappa le pays en 1998, causa des dégâts, toutefois moins graves que dans les pays voisins.
Culture:
La culture maya est toujours très présente au Guatemala, tout comme l'influence de la culture des colons espagnols. Ainsi, de nombreuses femmes portent toujours l'habit traditionnel, la corte la jupe traditionnelle, et le ouipil, la chemise. Plusieurs ruines mayas sont toujours visibles dans le pays à travers divers sites archéologiques, dont le temple du grand jaguar dans la célèbre cité de Tikal. L'architecture de nombreux bâtiments fut fortement influencée par les Espagnols, notamment dans les villes coloniales telles Antigua. La cuisine guatémaltèque, principalement à base de maïs, est très diversifiée, comprenant des mets tels les frijoles ou les tamales.
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