officiellement la République du Botswana (Tswana : Lefatshe la Botswana), est un pays enclavé dans l'Afrique australe. Les habitants sont les Batswana (Motswana au singulier). Autrefois le protectorat britannique appelé Bechuanaland, Bostwana adopta son nom après son indépendance à l'interieur du Commonwealth le 30 septembre 1966. Il est frontalier avec l'Afrique du Sud au sud et sud-est, la Namibie à l'ouest, la Zambie au nord et le Zimbabwe au nord-est. Sa capitale est Gaborone. Son économie est, majoritaiement liée à son voisin sud-africain, dominée par les services (43% en part du PNB en 1999[2]) , les mines (48%), les industries (4%) et l'agriculture (5%).
Histoire :
Préhistoire – Moyen Âge
L'histoire du Botswana commence avec la présence de deux tribus principales sur cet espace : les Sans (communément appelés bushmen) et les Khoi-Khoi. Puis les Bantous Tswana, émigrés de l'est africain aux alentours de 1800 ont forcé les populations en place à migrer à leur tour. Les Bantous Tswana se séparèrent en trois sous-groupes : les Pedi qui investirent le Transvaal, les Basotho, occupant l'actuel Lesotho et les Basutho de l'ouest (également appelés Tswana) qui occupèrent le Bechuanaland, lequel deviendra le Botswana actuel. De nombreux migrants vinrent trouver refuge dans cette contrée, à l'image du peuple Herero, fuyant la domination allemande en Namibie. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, des missionnaires parmi lesquels David Livingstone et Robert Moffat eurent une influence non négligeable sur le pays : d'une part ils convertirent peu à peu les Tswana mais ils développèrent également l'éducation et aidèrent les Tswana à obtenir la protection des Britanniques contre l'avancée des Boers dans la région.
Le protectorat Britannique
C'est en 1885 que cette protection temporaire des Britanniques devint à proprement parler un protectorat à la demande des Tswana. Mais le Royaume-Uni voulut déplacer la capitale en-dehors du Bechuanaland, à Mafeking en Afrique du Sud. De plus, son administration est confiée à la British South Africa Company, dirigée par Cecil Rhodes. Suite à la négociation des Tswana, Londres accepta d'annuler ces décisions, mais accorda à Cecil Rhodes une bande de terre pour y construire sa ligne de chemin de fer « Le Cap - Le Caire ».
Le protectorat britannique a fait entrer l'anglais dans les administrations, bien que la langue majoritaire dans le pays demeure le Tswana. Il est à noter que cette colonisation britannique se déroula sans heurts.
Suite à leur victoire dans la guerre des Boers et à la création de l'Union Sud-Africaine en 1910, la nouvelle colonie proposa au Bechuanaland d'y prendre part, ce que les Tswana refusèrent. Les Tswana obtinrent tout de même une voix dans le Conseil consultatif africain créé en 1920.
Le Botswana indépendant
Les premières élections législatives eurent lieu en 1961.
En 1966, le Botswana obtint son autonomie de la part du Royaume-Uni. Sir Seretse Khama devint le président du pays. L'anglais demeura la langue officielle bien que la population continue de parler d'autres langues. En 1969, le Parlement évoqua le problème de discrimination linguistique : le tswana serait encouragé par rapport aux autres langues nationales (dont le kalanga). Ce même problème sera soulevé à plusieurs reprises en 1988 puis en 1995.
La découverte de diamants à Orapa donna au pays une certaines aisance financière. La gestion du pays fut bien assurée par Sir Serete Khama qui fut réélu trois fois. À sa mort, en 1980, il fut remplacé par Quette Masire.
Malgré son opposition à la politique d'apartheid menée par l'Afrique du Sud, le Botswana resta, pour des raisons de dépendance économique, assez proche de son voisin.
En 1998, Masire se retire de la vie politique. Et celui qui assurera l'intérim, Festus Mogae, ministre des finances, sera élu président en 1999.
Le Parti démocratique remporta les élections législatives du 16 octobre 1999, obtenant 33 sièges sur les 40 que compte le Parlement. Le Président Festus Mogae, réélu pour cinq ans, s'est engagé à améliorer l'économie du pays et à tenter d'enrayer l'épidémie de sida laquelle toucherait près de 25% de la population du pays d'après l'Organisation Mondiale de la Santé.
Politique :
La Politique du Botswana est encadrée par un régime présidentiel de démocratie représentative républicaine, dans lequel le président du Botswana est à la fois chef de l'État et du gouvernement, au sein d'un système multi partis. Le pouvoir exécutif est assumé par le gouvernement. Le pouvoir législatif est dévolu au gouvernement et au parlement du Botswana. Depuis l'indépendance du pays, le système partisan est dominé par le Botswana Democratic Party (BDP). Le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif.
Le Botswana est une démocratie constitutionnelle multipartite. Chaque élection depuis l'indépendance en septembre 1966 s'est tenue librement et dans les délais prescrits. La minorité blanche ainsi que les autres minorités du pays participent librement au processus démocratique. Il existe deux partis principaux ainsi que plusieurs partis mineurs. Cependant, le Botswana est également un État dominé par un grand parti, le BDP qui n'a jamais perdu le pouvoir depuis l'indépendance. On prétend que l'ouverture et le système politique du pays ont été les facteurs déterminants de la stabilité du Botswana et de sa croissance économique. Les élections générales ont lieu tous les 5 ans.
Géographie:
Le Botswana s’étend en majeure partie sur le Kalahari. C’est un pays désertique, domaine d’un élevage bovin extensif. Ce pays produit une importante quantité de diamants.
Économie :
Le Botswana pourrait facilement passer, sur le papier, pour un modèle de réussite économique sur le continent africain : bâtissant son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International le classe régulièrement comme le pays le moins corrompu d'Afrique), une gestion prudente et, bien sûr, un sous-sol riche en diamants et minéraux (cuivre, nickel) mais aussi en charbon et pétrole. Ce pays, qui lors de son indépendance en 1966 était l'un des vingt-cinq plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. De fait, il s'agit du seul pays au monde qui a pu afficher, lors de la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de près de 9 %; il est en outre le seul pays ayant pu sortir du groupe des Pays les moins avancés, en 1984.
Cette richesse théorique est cependant menacée par une trop grande dépendance de l'économie vis-à-vis du secteur minier, ainsi que par l'épidémie de SIDA qui sévit dans toutes les couches de la population (près d'un adulte sur trois serait infecté). Quoi qu'il en soit, avec ses heurts et malheurs, ce territoire grand comme la France, mais trente fois moins peuplé, reste dans une situation enviable pour nombre de ses voisins.
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