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Zimbabwe
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Drapeau du Zimbabwe

Armoiries du Zimbabwe

Zimbabwe:
Le Zimbabwe (autrefois connu comme Rhodésie du Sud) est un pays, situé dans le Sud de l’Afrique. Sans accès à la mer, le pays est entouré par l’Afrique du Sud, le Botswana à l’Ouest, la Zambie au Nord et le Mozambique à l’Est.
La capitale est Harare, la langue officielle est l’anglais et la monnaie le Dollar zimbabwéen


Histoire:
Avant 500 : les Khoïsans sont les plus anciens habitants connus du pays.
Vers 500 : arrivée des bantous Gokomere, ancêtres des shonas.
IXe-XIIIe siècle : édification du monument de pierre de « Grand Zimbabwe » par des tribus shonas.
1420 : fondation de l’empire de Monomotapas par le roi Mwene Mutapa. La civilisation du Grand Zimbabwe décline irrémédiablement.
1480 : fondation du royaume shona des Torwa, successeur direct du « Grand Zimbabwe. »
Début XVIe siècle : arrivée des Portugais qui investissent le plateau rhodésien par la vallée du Zambèze.
1690 : les Portugais sont finalement expulsés par les troupes du Monomatapa. Mais le domaine de l’ancien empire est dorénavant limité à la vallée du Zambèze.
1684 : effondrement de la dynastie Torwa, renversée par le clan Changamire qui fonde l’empire Rozwi.
1840 : fondation d’un état militaire ndébélé dirigé par Mzilikazi du clan zoulou Xumalo sur les décombres de l’empire Rozwi.
1852 : reconnaissance du Royaume ndébélé de Mzilikazi par la République sud-africaine du Transvaal.
1854 : l’explorateur David Livingstone parvient aux Chutes Victoria.
1870-1880 : exploration des territoires shonas et ndébélés par des européens dont Frederick Selous et Thomas Baines.
1888 : signature de la concession Rudd par le roi Lobengula, abusé par une mauvaise traduction. Il cède ainsi à la BSAC de Cecil Rhodes l’ensemble des terres situées entre les fleuves Zambèze et Limpopo.
1895 : administration par la BSAC du territoire baptisé Rhodésie en l’honneur de Cecil Rhodes. Division administrative entre les territoires du Nord du Zambèze baptisés Rhodésie du Nord et ceux au Sud baptisés Rhodésie du Sud.
1923 : l’administration de la BSAC prend fin. Échec de l’intégration à l’Afrique du Sud de la Rhodésie du Sud qui prend alors le statut de colonie autonome alors que Londres conserve la mainmise sur l’administration de la Rhodésie du Nord et le Nyasaland.
1953-1963 : Fédération de Rhodésie et du Nyassaland regroupant la Rhodésie du Sud, la Rhodésie du Nord et le Nyasaland.
1964 : indépendances de la Rhodésie du Nord rebaptisée Zambie et du Nyassaland rebaptisée Malawi.
1965 : déclaration unilatérale d’indépendance de la Rhodésie du Sud par le gouvernement blanc de Ian Smith.
1970 : proclamation de la République de Rhodésie.
1978 : accords internes entre gouvernement rhodésien et mouvements nationalistes noirs modérés pour la mise en place d’une nouvelle assemblée et d’un gouvernement multiracial.
1979 : création éphémère de l’État de Zimbabwe-Rhodésie. Réintégration au Royaume-Uni. Accords de Lancaster House préparant l’indépendance du Zimbabwe et une redistribution des terres après 10 ans.
1980 : quinze ans après l’UDI de Ian Smith, les Britanniques accordent l’indépendance à la Rhodésie du Sud qui prend le nom de Zimbabwe, membre du Commonwealth. L’ancien chef de guérilla Robert Mugabe est le nouveau Premier ministre.
1980-1988 : « Guerre civile » entre les 2 mouvements nationalistes noirs ZANU (shonas) et ZAPU (matabélés et ndébélés).
1987 : modification de la constitution. Robert Mugabe devient le président du Zimbabwe au 31 décembre.
Années 1990 : accentuation de l’autoritarisme du régime.
2000 : premières expropriations de ferme appartenant à des blancs. Mugabe est désavoué lors d’un référendum sur une réforme constitutionnelle.
2002 : Robert Mugabe gagne l’élection présidentielle lors d’un scrutin dont l’honnêteté est contestée.
2003 : grave crise agraire et politique suite à l’expropriation par Mugabe des fermiers blancs. L’État installe sur les terres réquisitionnées des proches du régime, officiellement anciens combattants de la guerre d’indépendance. Ceux-ci n’ont cependant pas les connaissances, ni le matériel nécessaire pour cultiver leurs lopins et beaucoup de terres restent en friches. Crise politique quand les mouvements d’opposition comme la MDC sont réprimés et les élections truquées. Suite à une campagne intensive des mouvements des droits de l’Homme, des Britanniques et de l’opposition, le Commonwealth impose des mesures de rétorsion contre les principaux dirigeants du Zimbabwe. Au sein du Commonwealth, Mugabe reçoit cependant le soutien de plusieurs pays africains et dénonce des mesures prises à l’instigation des pays « blancs » (Canada, Grande-Bretagne, Australie). L’opposition locale du MDC est réprimée.
2004 : conséquence de la réforme agraire, l’ancien grenier à blé de l’Afrique ne peut plus subvenir à ses besoins et 70 % de la population se retrouve sans emploi. Le Zimbabwe se retire du Commonwealth.
2005 : le parti de Robert Mugabe, la ZANU, remporte les élections législatives sur fond de violence et de fraudes électorales face à un MDC divisé et affaibli. Entre 120 000 et 1,5 millions d’habitants des bidonvilles d’Harare, bastions de l’opposition, sont expulsés à la fin du printemps lors de la destruction de leurs habitations sur ordre du gouvernement. Adoption d’une réforme constitutionnelle restreignant les droits de propriété et permettant au gouvernement de priver n’importe qui de passeport pour raisons « d’intérêt national. » Afin de gagner l’appui de la population Mugabe persécute la minorité ndébélés, nombre d’entre eux fuient en Afrique du Sud. Les propriétaires terriens se voient interdire de faire appel de leur expropriation. Création d’un Sénat de 66 membres, en fait une simple chambre d’enregistrement au service du Président Mugabe. L’inflation dépasse les 1 000 % en 2006. L’exode de la population vers les pays voisins s’accélère.


Politique:
Le Zimbabwe est une république parlementaire. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans.
Le président est à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement.


Provinces:
Le pays est divisé en 8 provinces : Manicaland, Mashonaland Central, Mashonaland oriental, Mashonaland occidental, Masvingo, Matabeleland du Nord, Matabeleland du Sud, Midlands. Le Zimbabwe compte aussi deux villes qui ont le statut de province : Bulawayo et Harare.


Géographie:
Le Zimbabwe est un pays de haut plateau sans accès à la mer. Le lac Kariba et le fleuve Zambèze délimitent la majeure partie de la frontière avec la Zambie (au Nord-Ouest ). Les paysages naturels sont la savane séche ou arborée.
Le pays couvre une superficie de 390 580 km². Parmi les ressources naturelles se trouvent : le charbon, le chrome, l’amiante, l’or, le nickel, le cuivre, les minerais de fer, le vanadium, le lithium, l’étain, et les métaux du groupe du platine.
Le Zimbabwe souffre de déforestation, d’érosion des sols, et régulièrement de sécheresse. Le rhinocéros noir est en danger d’extinction en raison du braconnage.


Économie:
L’implication du pays dans la guerre en République démocratique du Congo a pesé lourd sur l’économie du pays, mais en échange Mugabe et les hauts fonctionnaires zimbabwéen ont fait fortune grâce aux minerais du Congo (cobalt, diamant, etc.).
L’inflation était de 32 % en 1998, 59 % en 1999, 208 % en février 2002 et elle a atteint le chiffre record de 1 042,9 % en mai 2006.
Le secteur de l’agriculture a souffert d’une répartition des terres mal engagée en 1999 et 2000. En 1996, 4 500 fermiers blancs possédaient encore à cette date environ 30 % des terres cultivables du pays (contre 70 % en 1980) cultivant blé, arachides et tabac et dont le chiffre d’affaire représentait plus de 50 % du PIB. Surnommé le grenier à blé de l’Afrique, le pays participait en tant que fournisseur de denrées au Programme alimentaire mondial (PAM). Depuis, la moitié de ces terres ont été morcelées ou redistribuées en dépit du bon sens à des amis du régime ou à des fermiers noirs sans la connaissance technique pour gérer des exploitations. De nombreux blancs ont alors émigré vers l’Australie, la Zambie, l’Afrique du Sud ou l’Angleterre. Depuis, le Zimbabwe est devenu client du programme alimentaire mondial.
Pour sa part, le président Mugabe voit dans la raison de cette crise économique les sanctions imposées à son régime par les États-Unis et l’Union européenne en raison des atteintes aux droits de l’homme.
Le secteur touristique est également en crise et les touristes occidentaux évitent le pays, inquiets à cause des sentiments anti-blancs. Le gouvernement compte cependant attirer des touristes chinois mais ceux-ci devraient difficilement combler le vide laissé par des touristes occidentaux détenteurs de devises.
Le 31 juillet 2006, le gouvernement annonce la réévaluation de 99 000 % de sa monnaie.[1] De nouvelles coupures sont alors mises en circulation et durant trois semaines, les deux auront cours. Cette réévaluation ne devrait cependant en rien enrayer la grave crise économique, où le taux de chômage est d’environ 70 %. La raison d’être de cette opération est très vraisemblablement purement cosmétique, en faisant croire que les prix ont baissé. C’est ainsi que dans une publicité télévisée du gouvernement, on voit une femme au foyer annoncer qu’un pain « ne coûte désormais plus que 200 dollars » alors qu’auparavant il coûtait 200 000.
Le Zimbabwe a battu un nouveau record d’inflation en janvier 2007 à 1 593 % en rythme annuel, quelques jours après l’annonce du limogeage du ministre des Finances, Herbert Murerwa, remplacé par Samuel Mumbengegwi.[2] L’inflation pour le mois de mars 2007 serait de 2 200 %.
En août 2007, 2 litres d'huile de cuisine coûtent 400 000 dollars zimbabwéens, environ 2,8 US$ ou 2 €. La devise américaine s'échange officiellement contre 252 $ZWD mais vaut près de 200 000 $ZWD au marché noir (septembre 2007).



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