Congo Brazzaville:
Le Congo, la République du Congo en forme longue, est un pays d'Afrique. Ses voisins sont le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo dont il est séparé en grande partie par le fleuve Congo et le Cabinda (Angola). Le Congo s’étend sur 1300 km du nord au sud, de l’Océan atlantique à la frontière centrafricaine toujours le long du fleuve Congo (Zaïre). Les ressources (eau, forêt, minerais) sont nombreuses mais mal exploitées en raison du faible peuplement.
Le Congo est parfois appelé Congo-Brazzaville pour éviter de le confondre avec la République démocratique du Congo aussi appelée Congo-Kinshasa. Le Congo a aussi été connu sous le nom de République populaire du Congo (1969-1992).
Histoire ancienne:
Les pygmées mbuti sont les premiers habitants du Congo. Le pays a ensuite été touché par la grande migration des Bantous, venus du nord en longeant la côte et les cours d'eau. Plusieurs royaumes se succèdent, dont on ne connaît pas encore bien les origines : le royaume Téké au nord dans les terres ; plusieurs royaumes Kongo, sur la côte et dans le massif du Mayombe. Les bantous introduisent le travail du fer et construisent un réseau commercial dans le bassin du Congo
Schématiquement, les structures géopolitiques pré-coloniales congolaises peuvent se simplifier en deux catégories: les sociétés sans État, fondées sur des chefferies qui sont autant de micro-nations que des conditions géographiques et démographiques difficiles ont maintenues dans un relatif isolement, ceci dans la moitié Nord du pays, terres Mboshi, Makaa etc; les sociétés à État organisé, dans la moitié Sud, autour de trois pôles essentiels: l'État Teke, fondé peut-être dès le XIII°s, la province Nord de l'ancien empire Kongo, ou province de Nsundi, et sur la côte le très vieux royaume de Loango des Vili, centré sur sa capitale, Bwali, prés des gorges de Diosso. Il faut souligner que des vestiges, ténus certes, mais assez nombreux, attestent de cultures assez avancées sur l'actuel territoire congolais, bien avant ces États que nous connaissons: poteries, vestiges de fours à métaux, de grands travaux (tunnel sous le Mt Albert prés de Mouyondzi...)remontent avant le XIII°s, parfois avant l'an Mille.
Colonisation:
Les premiers contacts avec les européens eurent lieu au XVe siècle, et des échanges commerciaux furent rapidement établis avec les royaumes locaux. La région côtière fut une source majeure durant la traite d'esclave transatlantique, lorsque celle-ci prit fin au XIXe siècle, les pouvoirs bantous s'érodèrent pour laisser place au colonialisme. En 1482, après les premières reconnaissances effectuées par des navigateurs portugais, l'explorateur Don Diego Cao atteint l'embouchure du Congo. Les contacts avec le royaume du Kongo suscitent des tensions. La traite opéra une gigantesque ponction démographique et déstabilisa considérablement les entités politiques et les sociétés d'Afrique centrale en général.
La pénétration française débuta vers 1875 avec Pierre Savorgnan de Brazza ; il atteint le Congo en 1879 en remontant le cours de l'Ogoué, jusqu'à l'embouchure de l'actuelle Ile Mbamou. En 1880, il fit signer un traité de souveraineté au Makoko, le roi, des Tékés à Mbé (100 km au Nord de Brazzaville) et fonde le poste de Mfoa, en référence à une rivière qui dessert la ville, et qui deviendra plus tard Brazzaville. Dans le même temps, le lieutenant de vaisseau Cordier explora la région du Kouilou et du Niari et fit signer au Maloango, chef principal des Vilis appartenant à la mouvance Kongo, un traité qui reconnaissait la souveraineté de la France sur le royaume de Loango et fonde à son tour en 1883 Pointe-Noire, dont la Gare ferrovière est la reproduction à l'identique de celle de Dauville en France. En 1885, le Congo devient l'un des quatre États de l'Afrique équatoriale française, et Brazzaville la capitale de l'A.E.F. La colonie du Congo français est créée en 1891, l’actuel territoire gabonais en fait partie jusqu’en 1904.
Dès 1899, le territoire fut cédé à des compagnies concessionnaires qui versaient un impôt à l’administration française. Ces compagnies exploitaient majoritairement le caoutchouc. Elles recevaient pour trente ans d’immenses domaines variant entre 200 000 et 14 millions d’hectares et devaient verser 15% de leurs bénéfices comme impôts à l’administration française. Ces compagnies exploitaient les ressources naturelles de la colonie comme le sucre, le caoutchouc, l’ivoire ou le bois précieux. Le principal défenseur de ce système économique était Eugène Étienne, alors sous-secrétaire d’État aux colonies. Un autre sous-secrétaire d’État aux colonies, Théophile Delcassé, avait accordé discrètement, sans publication officielle du contrat, une concession de 11 millions d’hectares (soit 1/5 de la France), située dans le Haut-Ogooué. Puis, de mars à juillet 1899, le ministre des Colonies Guillain accordait, par décret, quarante concessions au Congo français. De nombreuses compagnies concessionnaires étaient aux mains de nombreux actionnaires, dont Léopold II de Belgique qui avait acheté des actions sous un faux nom. Ce fait découvert après la mort du souverain belge a beaucoup choqué les autorités françaises de l’époque qui ont dû constater que leur colonie était exploitée par un pays étranger.
Voie de l'indépendance:
En 1926, André Matswa fonda une amicale chargée de venir en aide aux tirailleurs (anciens combattants qui avaient pris part aux côtés de l'armée française à la première guerre mondiale). Les conditions d'exploitation de la colonie expliquent que le nationalisme se soit vite développé au Congo. Cette amicale devint vite un mouvement de protestation, l'administration coloniale prit peur et fit incarcérer Matsoua qui mourut en prison en 1942, dans des conditions restées obscures. Le mouvement se transforma alors en une église qui recruta surtout dans l'ethnie d'origine.
Le nationalisme congolais prit réellement corps après la deuxième guerre mondiale. En 1945, les Congolais élurent le premier député congolais, Jean-Félix Tchicaya, à l'assemblée constituante de Paris. Celui-ci fonda en 1946 le Parti progressiste congolais (PPC), section congolaise du Rassemblement démocratique africain (RDA). Tchicaya s'opposait à Jacques Opangault. L'un et l'autre furent pris de vitesse par l'abbé Fulbert Youlou, fondateur de l'Union Démocratique de Défense des Intérêts Africains (UDDIA) qui remporta avec éclat les élections municipales de 1956. En 1958, le référendum sur la Communauté française obtint 99 % de « oui » au Moyen-Congo. Le Congo devint une république autonome, avec Fulbert Youlou pour Premier ministre. En 1959, des troubles éclatent à Brazzaville et l'armée française intervient : Youlou est élu président de la République et le 15 août 1960, le Congo accède à l'indépendance.
Politique:
La constitution du Congo est appuyée sur un type de régime présidentiel. Le général d'Armée Denis Sassou Nguesso arrivé au pouvoir à la faveur d'une guerre civile en 1997, est actuellement le président de la République et s'est également proclamé Premier Ministre. Le pays s'est également doté d'un parlement élu ainsi que d'une chambre de sénateur.
Constitution:
Le gouvernement d’Union nationale et de Salut Public, conformément aux conclusions du Forum national pour la Réconciliation, l’Unité, la Démocratie et la Reconstruction, a projeté : La Cour suprême, siégeant en matière constitutionnelle, a examiné; Le Conseil national de Transition a délibéré et adopté; Le Peuple congolais a adopté par référendum le 20 janvier 2002 ; Le président de la République promulgue la Constitution.
Géographie:
La République du Congo se trouve en Afrique centrale, il est voisin du Gabon, du Cameroun, de l'Angola, de la République Centrafriquaine et de la République Démocratique du Congo (RDC). Le fleuve congo forme une partie de la frontière entre la république du Congo et la RDC. Ce pays est traversé par la ligne équatoriale, et il possède une sortie maritime sur l'Altlantique Sud.
Économie:
Le Congo est un pays du tiers-monde agricole. L'économie congolaise repose principalement sur une agriculture de subsistance et l'artisanat, ainsi que sur un secteur industriel s'appuyant largement sur les hydrocarbures. La majorité de la population vit de l’agriculture vivrière. Cependant, l’économie du pays dépend aussi de l’exportation du : pétrole, bois, potasse, zinc, uranium, cuivre, phosphate, gaz naturel... Les deux piliers de l’exportation sont le bois et le pétrole tout deux exploités par des compagnies françaises qui versent en contre partie des devises à l’État. Cependant les revenus des exportations sont mal exploités. La monnaie le franc cfa (Coopération financière en Afrique centrale) géré par la France est faible (1 euro=655,957 francs). Le bois représente une part importante des exportations du Congo : l'Acajou, l'Okoumé, le Limba, etc. L'activité industrielle repose sur la production de biens de consommation : le tabac, ciment, textile, savon, boisson alcoolisée, chaussures...Plus de 95% du commerce est aux mains d’étrangers ou de personne d’origine étrangère.
Revenus pétroliers:
Les ressources pétrolières du Congo sont gérées par une compagnie pétrolière d’État (la Société nationale des pétroles du Congo ou SNPC), actuellement dirigé par Denis Gokana.
Depuis 1976, le raffinage du pétrole est effectué à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Il fournit 90% des recettes de l'État, et constitue le même pourcentage des exportations.
Avec une croissance annuelle du P.N.B de 5%, l'un des taux les plus forts d'Afrique, au début des années 80, la forte croissance des revenus pétroliers a permis au Congo de financer des projets de développement à grande échelle.
Par la suite, la chute des cours du brut a réduit de moitié le P.N.B. La dévaluation de 50% du franc CFA, le 12 janvier 1994, a provoqué un taux record d'inflation de 61% la même année.
De façon générale la situation a été empirée entre 1992 et 1997 par des dettes lourdes gagées par les autorités d'alors sur les ressources pétrolières, dans le but de financer les guerres tribales. Les revenus pétroliers de la république du Congo se montent à 2 milliards de $, soit 600$ par personne (2005). Il est à noter que deux-tiers de la population gagne moins de 1 $ par jour.
Culture:
Le Congo, par la disposition même de son territoire, possède une grande variété de paysages naturels, des savanes de la plaine du Niari aux forêts inondées du Nord, de l'immense fleuve Congo aux montagnes escarpées et forestières du Mayombe et aux 170 km de plages de la côte atlantique. La présence de nombreuses ethnies et jadis de diverses structures politiques (Empire Kongo, royaume de Loango, royaume Teke, chefferies du Nord...) a doté le pays actuel d'une grande diversité de cultures traditionnelles et d'autant d'expressions artistiques anciennes : « fétiches à clous »Vili, statuettes bembe si expressives qui atteignent malgré leur petite taille à une sorte de monumentalité, masques étranges des Punu et des Kwele, reliquaires Kota, fétiches Teke, cimetières curieux, avec leurs tombeaux monumentaux, du pays Lari... Il faut y ajouter un patrimoine architectural colonial considérable, que les Congolais redécouvrent aujourd'hui comme faisant partie de leur héritage historique (et de leur capital touristique) et restaurent plutôt bien, du moins à Brazzaville. Le tourisme demeure pour l'instant au Congo une ressource très marginale, faute d'infrastructures d'accueil hors de Pointe-Noire et Brazzaville, et faute d'un réseau de communications suffisant et cohérent. Beaucoup de sites sont difficiles à atteindre et, paradoxalement, le Sud plus peuplé et plus développé est souvent le moins accessible : le massif du Chaillu par exemple est presque impossible à parcourir
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