Gabon:
La République gabonaise ou Gabon est un pays situé à l'ouest de l'Afrique centrale, sur l'équateur, faiblement peuplé. Voisin du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Cameroun, c’est un pays forestier où la faune et la flore sont encore bien conservées. Anciennement impliqué dans le commerce triangulaire, puis colonie française, le Gabon est indépendant depuis 1960.
Histoire:
siècle, de Pygmées puis plus massivement de Bantous, de nos jours majoritaires. C'est lors de ce processus qu'accostèrent au XVe siècle les premiers européens, des Portugais. Le nom du Gabon lui vient d'ailleurs de ces premiers colons : Gabão en portugais signifie "caban", en rapport avec la forme de l'Estuaire qui borde les côtes de Libreville. La France occupa le Gabon progressivement à partir du milieu du XIXe siècle. Le Gabon acquit son indépendance le 17 août 1960.
Politique:
Le Gabon a un régime présidentiel. Le premier président de la République gabonaise fut Léon Mba. Le second et actuel président est Omar Bongo Ondimba depuis 1967. Entre 1968 et 1990, son pouvoir fut clairement dictatorial, s'appuyant sur un parti unique, le parti démocratique gabonais (PDG). Suite à l'agitation politique qui frappa une bonne partie du continent africain après la chute du Mur de Berlin, Bongo dut se résoudre à autoriser le multipartisme dans son pays. Depuis, il se maintient au pouvoir, élection après élection. Ses opposants contestent régulièrement la régularité des scrutins organisés, la corruption et le népotisme du régime.
Subdivisions:
Le Gabon est divisé en 9 provinces, dirigées par un gouverneur, elles-mêmes subdivisées en départements dépendant d'un préfet et, parfois, en districts, dépendant d'un sous-préfet. Certains Gabonais présentent, en plaisantant, la Guinée Equatoriale, comme le "G10", la dixième province du Gabon.
Estuaire
Haut-Ogooué
Moyen-Ogooué
Ngounié
Nyanga
Ogooué-Ivindo
Ogooué-Lolo
Ogooué-Maritime
Woleu-Ntem
Géographie:
Le Gabon étant situé sur l'équateur, son climat est de type équatorial, c'est-à-dire chaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies au cours de l'année. On distingue trois régions : les plaines côtières (larges de 20 à 300 km), les massifs montagneux (monts de Cristal au nord-est de Libreville, le massif du Chaillu au centre, culminant à 1575 mètres au mont Iboundji), et les plateaux. Le fleuve le plus important est l'Ogooué, long de 1200 km. 85% du territoire est recouvert par la forêt.
Principaux cours d'eaux:
Le bassin hydrographique de l'Ogooué couvre l'essentiel du territoire gabonais. C'est la raison pour laquelle cinq des neuf provinces administratives portent son nom. Néanmoins, c'est l'estuaire du Komo (ou Como), petit fleuve du nord du pays qui a d'abord attiré les Européens au Gabon, plutôt que le delta marécageux de l'Ogooué. Il existe d'autres fleuves au Gabon, comme la Nyanga ou la Ngounié dans les provinces du même nom. Au nord, le Ntem sert de frontière avec le Cameroun.
Faune et flore:
La faune et la flore du Gabon sont d'autant plus remarquables que la forêt équatoriale y est encore relativement bien préservée. Elle pourrait d'ailleurs constituer un attrait touristique important, dans la mesure ou elle regorge d'espèces rares d'animaux (le Pangolin du Gabon) et d'arbres typique à ce pays à l'instar de l'Okoumé.
Quelques animaux vivant au Gabon: boa, bongo, buffle, calao, caméléon, caracal, chat doré, chimpanzé, crabe bleu, écureuil volant, éléphant de forêt, gorille, guib harnaché, hippopotame, hylochère, ibis, lamantin, mamba noir, mamba vert, mandrill, mangouste, pangolin, panthère, picatharte, potamochère, perroquet gris, porc-épic, silure, tortue luth, vipère du Gabon.
Quelques arbres et plantes du Gabon: okoumé, manguier, atangatier, badamier, bananier, baumier, cocotier, ébène, iboga, ozigo, palétuvier, palmier, tulipier du Gabon, cacaoyer pricipalement dans la région de Makokou dans l'Ogooué-Invindo.
A l'occasion du Sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002, le Gabon a annoncé la création d'un réseau de 13 parcs nationaux.
Économie:
Le Gabon est un pays au sous-sol très riche. Il exporte du manganèse, du pétrole, du gaz, du fer, du bois et bien d'autres produits de son sol et son sous-sol depuis longtemps. L'exploitation des mines d'uranium de Franceville a été fermée en 2001 du fait de l'arrivée sur le marché mondial de nouveaux concurrents. La relance de l'exploitation de ses importants gisements d'uranium est aujourd'hui d'actualité. Le train de Franceville-Libreville exporte, depuis les années 1980, le minerai des mines de manganèse, d'uranium et de fer situés à Moanda. Les gisements ferreux de Bélinga au nord-est de Makokou ne sont pas encore exploités. Leur exploitation est prévue pour courant 2012.
Les revenus pétroliers, devenus importants à partir des années 1970, n'ont que très partiellement servi à moderniser le pays et à diversifier l'économie gabonaise. En fait, la population ne profite que peu des richesses du Gabon, si bien que le niveau de vie de beaucoup de Gabonais demeure moyen en dépit d'un PNB par habitant relativement élevé.
Culture:
Religions autochtones et importées:
Avant la colonisation, les peuples du Gabon partageaient des croyances animistes caractérisées par des mythes et des rites variés mais ayant comme points communs le culte des ancêtres, dont l'esprit pouvait toujours influer sur l'existence des vivants, et le recours aux fétiches. On retrouve d'ailleurs encore aujourd'hui des cadavres mutilés d'enfants victimes de crimes rituels destinés à assurer à leurs auteurs puissance et richesse. Il y eut, à partir du XIXe siècle, une véritable compétition entre missionnaires catholiques et protestants pour évangéliser les Gabonais. En pratique, beaucoup de gens associent aujourd'hui une foi chrétienne à d'anciennes croyances autochtones.
Il faut noter le succès au Gabon de toutes sortes de sectes, notamment évangélistes, inspirées de modèles américains ou bien africains. Il existe dans le pays une minorité musulmane composée essentiellement d'immigrés d'Afrique de l'Ouest. On peut supposer que la conversion d'Albert-Bernard Bongo à l'Islam dans les années 1970 lui a assuré une certaine reconnaissance.
En marge des pratiques religieuses, à mi-chemin entre ésotérisme et réseau d'influence, on peut mentionner l'existence de la franc-maçonnerie au Gabon qui compte un nombre notable d'adeptes dans les milieux dirigeants. Il existe une Grande Loge du Gabon, appartenant à la même obédience que la GNLF (Grande Loge Nationale Française) et aussi un Grand Rite Equatorial Gabonais. Il existe aussi un mouvement rosicrucien au Gabon.
bwiti
djembè
djobi
mouiri ou mwiri
mvett
melane
ikokhou
Musique:
La musique gabonaise prend une grande place dans la vie quotidienne. Elle puise ses racines dans la musique traditionnelle. L'indépendance aux autres musiques du monde donne naissance à la musique moderne. La musique d'aujourd'hui est un magnifique mélange de sonorités traditionnelles et modernes qui, jumelées, représentent toute la richesse culturelle de ce peuple. Les danses typiques gabonaises sont en l'occurrence l'Ingwala née de l'ethnie Nzebi, l'Elone de l'ethnie Fang, l'Ikokou et le Mbouanda des Punu; mais on retrouve également des danses chez les Mpongwè, et les Téké. Dans l'ensemble c'est un très riche folklore dont est doté le Gabon comme de nombreux pays africains.
Les chanteurs les plus connus sont Pierre Akendengué, Prince Martin Rompavet, Michèle Ndoulou, Annie-Flore Batchiellilys, Patience Dabany, Makaya Mackjoss, Vickoss'Ekondo Hilarion Nguema, Oliver Ngoma, Nicole Amogho, Ba'ponga, Koba Sima Mboula, et Pierre claver Nze. Parmi les groupes les plus connus, on peut citer Mouyanga, Ngumi, Movaizalene, Hayo'e et Eben & Family. Enfin, à l'étranger, il faut mentionner le chanteur franco-gabonais Jann Halexander.
Littérature:
Pays de culture orale jusqu'au XXe siècle, le Gabon est riche d'épopées traditionnelles, telles le mvett chez les Fang, ou bien l'Ingwala chez les Nzebi que certains conteurs s'efforcent de maintenir vivantes. André Raponda-Walker (1871-1968) a publié une anthologie de "Contes gabonais", recueillis au cours de sa longue existence auprès d'une vingtaine d'ethnies. S'essayant d'abord à la poésie (Ndouna Depenaud, Wisi Magangue-Ma-Mbuju, Georges Rawiri), les écrivains gabonais n'abordent le roman qu'à partir des années 1970 et surtout 1980. "Histoire d'un enfant trouvé" de Robert Zotoumbat, outre cet auteur vous pouvez retrouver aussi des grand nom de la littérature gabonaise à l'instar de Jean Divassa Nyama(oncle MÄ, le bruit de l'héritage qui a d'ailleurs été un best-seller, en outre la calebasse ou bien même son petit dernier, La vocation de dignité). Depuis les années 1990, les femmes se sont mises à l'écriture et Justine Mintsa, par exemple, a atteint une certaine renommée internationale. Entre autres sujets, la littérature gabonaise aborde les thèmes de la place de la femme dans la société et des contradictions entre culture traditionnelle et modernité. On peut noter aussi le court roman de Freddy-Hubert Ndong Mbeng, "les Matitis", qui dessine avec beaucoup de réalité la vie un peu difficile des jeunes à Libreville au début des années 1990.
Masques:
Les masques traditionnels ont une part importante dans la culture gabonaise. Chaque ethnie a ses propres masques aux significations et utilisations variées. Ils sont fréquemment utilisés dans les cérémonies traditionnelles (mariage, naissance, deuil, etc.). Les plus connus sont notamment les masques Punu que l'on retrouve dans de grands musées. Les traditionalistes mettant en exergue leur art pour la sculpture du bois — en général des bois précieux — et des matières rares.
Cinéma:
Comme celui d'autres pays africains, le cinéma gabonais souffre d'un manque de moyens financiers, du petit nombre de salles de projection disponibles dans le pays (qui préfèrent, d'ailleurs, diffuser de grandes productions commerciales) et d'un manque de public. C'est encore au Centre Culturel Français de Libreville (le majestic) qu'on a le plus de chances de voir un film gabonais !
Néanmoins, un certain nombre de films, principalement des courts-métrages, ont été produits depuis les années 1970. Plusieurs cinéastes gabonais ont d'ailleurs été primés au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s'agit de Pierre-Marie Dong en 1972 et 1973 pour des courts-métrages, d'Imunga Ivanga pour son film "Dolè" en 2001, et, la même année, de Henri Joseph Koumba Bibidi pour "Les Couilles de l'élephant". Imunga Ivanga a également reçu le tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) pour "Dolè". Le CENACI (CEntre NAtional du CInéma gabonais), dirigé par Charles Mensah, s'efforce de soutenir la production de films de réalisateurs gabonais.
Un feuilleton produit en 1994 pour la télévision gabonaise, l'Auberge du Salut, a connu un réel succès dans le pays et a été diffusé dans d'autres pays d'Afrique (Côte-d'Ivoire et Burkina Faso).
Ethnies:
Le Gabon compte près d'une cinquantaine d'ethnies. Si les Fang représentent un tiers de la population gabonaise, d'autres ethnies ne comptent guère que quelques centaines d'individus. Culturellement, certaines sont amenées à se fondre progressivement dans la masse et à perdre leur langue et leurs particularités. Il est difficile de donner une liste exhaustive d'ethnies car certaines ne sont que des sous-ensembles d'autres groupes et tout dépend du niveau de détail auquel on veut parvenir. La langue et les traditions d'une population permettent de la distinguer mais à partir de quel moment une variante locale de dialecte ou de pratiques culturelles est-elle suffisante pour justifier la qualification d'ethnie séparée ? Voici par conséquent une liste non-exhaustive et parfois redondante (un sous-groupe peut être mentionné sous une entrée propre alors que le groupe auquel il se rattache apparaît plus loin).
Plusieurs noms ou orthographes peuvent apparaître pour désigner la même ethnie. En effet, le préfixe Ba est souvent la marque du pluriel dans les langues bantoues si bien que "Bapunu" et "Punu" désigne la même ethnie, envisagée au pluriel ou au singulier. On peut aussi trouver une forme plus ou moins francisée du même nom "Punu" et "Pounou" sont un seul et même mot différemment orthographié.
Adouma, Aduma ou Baduma
Adyumba ou Adjumba
Ahongwé
Akélés, Bakélés ou Nkélés
Apindji
Assimbika
Awandji
Bakanigui
Bandjabi ou Banzabi
Batsangui
Benga
Bungomou
Enenga
Eshira
Fang
Galoa ou Galwa
Humbu, Houmbou ou Bawoumbou
Ivéa
Kota ou Bakota
Lumbu, Loumbou ou Baloumbou
Makina
Masango
Mbedé ou M'Bedé
Meimbè (dont Simbaka, Mokanke, Mopindzi, Motsogho)
Mindumu
Mitsogo, Mitsogho ou Tsogo
Mpongwè
Ngowé
Nkomi ou N'komi
Obamba
Okandé
Myènè ou Ngwè-Myènè
N'doumou ou Ndumu
Ndzebi (dont Adouma, Akanigui, Awandji, Batsiagui, Badjabi, Sihou, Sissihou)
Orungu ou Oroungou
Punu, Pounous ou Bapounous
Puvi
Pygmées (Akowa, Baka, Bekui, Bakongo, Babinga, Barimba, etc.)
Shaké
Sangu
Sékyani ou Sékiani
Téké (dont batsitségue) ou Bateké
Varama
Vili ou Bavili
Vungu, Voungou ou Bavungu
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