Qatar:
Le Qatar ou, moins usité, Katar (en arabe : دولة قطر) est un émirat du Moyen-Orient d'une superficie de 11 427 km². Il est situé sur une petite péninsule entourée par l'Arabie saoudite au sud et le Golfe Persique au nord. Sa capitale est Doha, la langue officielle est l'arabe et la monnaie le Riyal du Qatar.
Le Qatar est un important producteur de pétrole et membre de l'OPEP.
Histoire:
Le Qatar est l'un des nombreux et récents émirats de la péninsule arabique. Après avoir été dominé par les Perses pendant des milliers d'années puis plus récemment par Bahreïn, les Ottomans ou encore les Britanniques, le Qatar est devenu un État indépendant le 3 septembre 1971. À la différence de la plupart des émirats voisins, le Qatar a refusé de devenir un membre des Émirats arabes unis ainsi que de l'Arabie saoudite. Malgré un climat aride et difficile, le Qatar a toujours connu une présence humaine durant des milliers d'années. Cette présence est le fait de plusieurs tribus nomades ou sur les côtes avec de petits villages de pêche. Les tribus se sont combattues pour les terres les plus lucratives, formant et cassant ainsi des coalitions entre elles.
Les Portugais occupèrent le détroit d'Ormuz, puis Mascate et Bahreïn. En 1517, ils prirent le Qatar et imposèrent leur contrôle maritime et commercial dans le Golfe. En 1538, ils furent chassés de la région par les Ottomans qui dominèrent le Qatar durant quatre siècles. Les Ottomans n'imposeront pas la langue turque aux habitants, cette langue restant le seul apanage de l'administration. Au cours du XVIIe siècle, le pays fut marqué par de violentes rivalités entre les tribus désirant contrôler le territoire. Les conflits entre tribus se poursuivirent jusqu'au début du XIXe siècle, alors que les Britanniques décidèrent d’intervenir.[1]
Les Britanniques ont tout d’abord considéré le Qatar et le golfe Persique comme une position intermédiaire stratégique pour leurs intérêts coloniaux en Inde, mais la découverte de pétrole et d'hydrocarbures cent ans plus tard va changer leur vision. Pendant le XIXe siècle, période de développement des entreprises britanniques, la famille Al Khalifa règne sur la péninsule qatarie et l'île de Bahreïn. Bien que le Qatar soit une possession légale, des contestations naissent, le long du littoral oriental dans les villages de pêche de Doha et d'Al Wakrah, envers la domination des Bahreïnis Al Khalifa. En 1867, les Al Khalifa lancent une offensive massive contre les rebelles qataris en envoyant une force navale à Wakrah. Malgré le succès de l’opération, l'agression bahreïnie viole un traité de 1820 entre le Royaume-Uni et les Bahreïnis. La réponse diplomatique britannique ne se fait pas attendre, le colonel Lewis Pelly responsable du protectorat commence des pourparlers avec un responsable du Qatar. Ces pourparlers aboutissent à une séparation tacite du statut du Qatar d'avec celui de Bahreïn. L'homme choisi pour négocier avec le colonel Pelly était un entrepreneur respecté et un résidant de longue date de Doha : Muhammed Ben Thani. La famille Al Thani, avait été relativement inactive dans la politique de Golfe, mais cet événement lui assure l'ascendant sur le Qatar en tant que famille régnante, une dynastie toujours en place à ce jour.
La Seconde Guerre mondiale remet en cause l'emprise des Britanniques sur leur Empire, particulièrement quand l'Inde fut devenue indépendante en 1947. L'incitation à un retrait semblable des émirats du Golfe s’est accélérée pendant les années 1950 et les Britanniques ont bien accueilli la déclaration d'indépendance du Koweït en 1961. Sept ans plus tard, ils annoncent officiellement qu’ils se désengageront (politiquement, mais pas économiquement) du Golfe dans un délai de trois ans. Le Qatar, Bahreïn et sept autres États forment une fédération. Néanmoins, des conflits régionaux amènent le Qatar à déclarer son indépendance vis-à-vis de la coalition qui devient les Émirats arabes unis. 1971 marque la naissance du Qatar comme État souverain et devient membre de l'Organisation des Nations unies.
En 2005, le Qatar est dirigé par l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani, qui a pris les commandes du pays en renversant son père Khalifa bin Hamad Al Thani en 1995 tandis que celui-ci était en vacances en Suisse (il vivra en exil en France puis en Italie jusqu’en 2004, date de son retour au Qatar). Sous l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani, le Qatar a enregistré de nombreuses réformes sociales (droits des femmes) et politiques ; le nouvel émir apparaît comme beaucoup plus libéral que son père. Il dote aussi le pays d'une nouvelle constitution et il a créé Al-Jazira, la CNN arabe, qui est pour beaucoup dans la notoriété du pays. En 2004, un attentat probablement orchestré par les Russes tue le président tchétchène exilé au Qatar. En 2005, un attentat-suicide visant un petit théâtre à Doha a tué un ressortissant britannique, professeur d'anglais et de théâtre. Cet événement a choqué le pays qui n'avait jamais auparavant connu d’acte terroriste.
Politique:
Aux yeux de l'Occident, le gouvernement qatari semble garder un contrôle strict sur la liberté d'expression et les mouvements pour l'égalité ; cependant comparé à ses voisins comme l'Arabie saoudite, le Qatar est l'un des pays relativement les plus libéraux de la région.
Au Qatar, la famille souveraine Al-Thani (آل ثاني) a continué à détenir seule le pouvoir suite à la déclaration d'indépendance du pays en 1971. L'émir, qui est le chef de l'État, gère le Qatar en s'appuyant sur la famille Al-Thani. Néanmoins, au point de vue politique, le Qatar a commencé à évoluer d'une société traditionnelle à un État moderne, à l'écoute du bien-être de ses citoyens, depuis les années 1990.
La base de loi du Qatar (1970) a institutionnalisé les coutumes locales enracinées dans l'héritage conservateur wahhabite (son influence a diminué aujourd'hui) du Qatar, conférant à l'émir un très grand pouvoir. Le maintien des traditions de consultation, gérées par consensus, et du droit du citoyen de faire appel personnellement à l'émir, influencent le rôle de l'émir. L'émir, tandis qu'il n'est soumis à aucun individu, ne peut violer la charia (la loi islamique) et, en pratique, doit prendre en compte les opinions des dirigeants notables et de l'autorité religieuse. Le Conseil Consultatif, un groupe aux membres désignés qui assiste l'émir dans l'élaboration de nouvelles politiques, a institutionnalisé la position de ces genres de groupes d'influences. Aucun parti politique n'existe dans le pays. Le ministre des affaires étrangères, interrogé plusieurs fois sur cette question, répond que le Qatar est un petit pays et ne peut pas contenir tous les partis politiques[réf. nécessaire].
L'afflux d'arabes expatriés a introduit des idées qui remettent en question les doctrines de la société traditionnelle du Qatar, mais aucune contestation sérieuse à l'autorité de la famille Al-Thani n'a émergé.
En février 1972, le député souverain et premier ministre, Khalifa bin Hamad Al Thani, a destitué son cousin, émir Ahmad, et a assumé tous les pouvoirs. Les membres importants de la famille Al-Thani ont soutenu sa décision, exécutée sans aucune violence ni signes d'agitations politiques.
Le 27 juin 1995, le député souverain et premier ministre, Hamad bin Khalifa Al Thani, a destitué son père, émir Khalifa sans violence.[2] et s’est fixé pour objectif la visibilité du Qatar sur la scène régionale et, autant que possible, internationale[3]. L'émir Hamad et son père se sont réconciliés en 1996, mais le souverain renversé ne revient au pays qu'en 2004 après avoir séjourné en France puis en Italie. La liberté de la presse a été étendue, et la station de télévision Al Jezira située au Qatar, a acquis une réputation unique en tant que source libre et non-censurée de l'information dans les pays arabes.
En 1999, les premières élections pour un Conseil communal sont organisées, candidature pour tous les adultes, femmes comprises, et en avril 2003 le pays se dote d'une constitution, dont la rédaction a duré quatre ans. Sa principale nouveauté : l'institution d'un "Majlis Al-Choura" (conseil consultatif) dont trente des quarante-cinq membres seront élus au suffrage universel direct, les quinze autres étant nommés par l'émir (article 77). La première élection de ce Parlement a eu lieu en 2004. La nouvelle Constitution n'autorise pas pour autant la formation de partis politiques. L'un des articles les plus novateurs est celui qui garantit la liberté de culte, sans la restreindre aux religions monothéistes dites « du Livre »[4]. Lors de la guerre contre l'Irak le pays a servi de base à l’état-major américain (commandement central américain de Tampa, Floride (« Centcom ») responsable des opérations de guerre en Irak). [2]
Par ailleurs, il a signé le 11 décembre 2002 avec les États-Unis un accord de coopération militaire relatif à l’utilisation de la base aérienne d’Al-Eideïd par les forces américaines.[3].
Géographie:
Le Qatar une presqu’île de 11 437 km² situé sur la rive sud du golfe arabo-persique. Il est limitrophe de l’Arabie saoudite à l'ouest, des Émirats arabes unis au sud et de Bahreïn au nord-ouest. Le pays s'étend sur 160 km de longueur et 80 km dans sa plus grande largeur. Ses 563 km de côtes furent jusqu'au XXe siècle la source de ses principales richesses, tirées de la pêche et des huîtres perlières
La plus grande partie de la péninsule qatarie est une plaine stérile recouverte de sable. Au sud-est se trouve la spectaculaire Khor Al Adaid ou « la mer intérieure ». Le pays est plat, son point culminant, situé dans le Jebel Dukhan, ne dépassant guère 90 m. C’est dans ce secteur que l’on trouve les principaux gisements terrestres de pétrole du Qatar, alors que les gisements de gaz naturel sont en mer, au nord-ouest de la péninsule.
Le climat du Qatar est désertique, chaud en été et très doux en hiver. Pendant l’été, les températures varient de 40°C à 50°C. Les averses hivernales sont minimes et la pluviométrie n’excède pas 75,2 mm par an. La végétation du Qatar est typique d’un tel climat : maigre, éparse, constituée de quelques broussailles épineuses et de quelques arbres d’espèces peu variées (parmi lesquelles prédominent les palmiers…). Les pluies d’hiver et de printemps viennent chaque année reverdir le désert, mais seulement pendant quelques semaines.
Doha, la capitale du Qatar, est aussi sa principale ville. Elle concentre la moitié de la population qatarienne et la quasi-totalité des infrastructures hôtelières et sportives du pays et abrite le Palais royal (Diwan Emiri).
En 1986, un contentieux régional est ravivé lorsque les forces qataries occupent l'îlot de Fecht el-Dibel, également revendiqué par le Bahreïn ; il est finalement apaisé par les termes d'un accord de paix. La découverte de gisements pétroliers, au début des années 1990, est le prétexte à de nouveaux différends territoriaux concernant la région Zubarah et les îles Hawar situés à l'ouest du pays. Le règlement proposé par la Cour internationale de justice en mars 2001 déclare [5]:
à l'unanimité que Qatar a souveraineté sur Zubarah.
dit par douze voix contre cinq que Bahreïn a souveraineté sur les îles Hawar.
rappelle à l'unanimité que les navires du Qatar jouissent dans la mer territoriale de Bahreïn séparant les îles Hawar des autres îles bahreïnites du droit de passage inoffensif consacré par le droit international coutumier.
dit par treize voix contre quatre que Qatar a souveraineté sur l'île de Janan, y compris Hadd Janan.
dit par douze voix contre cinq que Bahreïn a souveraineté sur l'île de Qit'at Jaradah.
dit à l'unanimité que le haut-fond découvrant de Fasht ad Dibal relève de la souveraineté de Qatar.
Le règlement est accepté par les deux pays et le Qatar déclare fériés les deux jours suivant la proclamation de la décision.
Subvention:
Qatar est divisé en 10 subdivisions (baladiyat, singulier - baladiya):
Ad Dawhah
Al Ghuwariyah
Al Jumaliyah
Al Khawr
Al Wakrah
Al Rayyan
Jariyan al Batnah
Ash Shamal
Umm Salal
Mesaieed
Économie:
Avant que l’on y découvre du pétrole, le Qatar était essentiellement une région de pêche et de perles de culture. Après l’arrivée de la perle japonaise sur le marché mondial dans les années 1920 et 1930, l’industrie de la perle au Qatar stagne du fait de cette nouvelle concurrence. C'est la découverte du pétrole dans les années 1940, qui va complètement transformer l'économie du pays. Les ressources principales du Qatar proviennent maintenant des exportations de pétrole et de gaz naturel. Le pétrole apporte au Qatar 80% de ses revenus à l'exportation et constitue les ⅔ des recettes [6].On estime les réserves de pétrole du pays à 15 milliards de barils (2,4 km³). Le Qatar détient actuellement les troisièmes réserves de gaz après la Russie et l’Iran et espère devenir le premier exportateur mondial de gaz naturel. Le pays accueillera la première bourse des matières énergétiques du Moyen-Orient, Energy City. La ville s'étendra sur 2 km² et accueillera les bureaux des sociétés du secteur, ainsi qu’une myriade de services : laboratoires, banques, assurances, centres de formations, hôtels pour un coût de construction global de 2,6 milliards de dollars [7]. La dépendance à l’égard du gaz et, dans une moindre mesure, du pétrole, a incité les autorités qatariennes à s’orienter vers une diversification de l’économie. Elles entendent ainsi développer le tourisme et se confronter à la concurrence de Dubaï[3], notamment avec la construction de The Pearl, un archipel artificiel dédié au tourisme.
L'économie du Qatar dépend en grande partie d'une importante main-d'œuvre étrangère travaillant principalement dans le secteur de la construction et des mines. Le PIB du Qatar a triplé en 5 ans atteignant le chiffre de 52,7 milliards de $ en 2006. En outre, le pays génère de très confortables excédents financiers ce qui permet au Qatar de lancer de grands programmes industrielles. Les hydrocarbures emploie 38% de la population et génère 60% du PIB, le secteur des services (tourisme, construction) emploie quand à lui 59% de la population[8].
À côté du pétrole et du gaz, l’agriculture, l’élevage et la pêche, ressources traditionnelles du Qatar, sont également à l’ordre du jour grâce à l’implantation de fermes expérimentales de l’État. La pêche, quant à elle, satisfait à 90% la demande locale. Défendant cependant le principe de la libre entreprise, il encourage l’investissement privé par certaines incitations fiscales comme la suppression d’impôt sur le revenu des personnes physiques. Quant aux sociétés étrangères, elles sont imposées de 5% à 35% sur les bénéfices qu’elles réalisent sur place, encore que nombre d’entre elles fassent exception à la règle, soit parce qu’elles sont des coentreprises, soit parce qu’elles sont sous contrat avec l’État [9]
Désormais, le pays a atteint un niveau de vie élevé, offrant à ses citoyens tous les services sociaux et agréments de n'importe quel pays industrialisé. Le niveau de vie des Qataris est comparable à celui des pays d'Europe occidentale. Le Qatar a le PIB par habitant le plus élevé des pays en voie de développement (39 607 $ en 2005). Le PIB par habitant doit atteindre 65 000 $ en 2007 grâce à la bonne politique économique suivie par l'état. Qatar Airways est l'une des quatre compagnies aériennes mondiales classées 5 étoiles Skytrax.
En ce qui concerne la population active, 69 % d’entre elle travaille dans le secteur des services, 28 % dans l’industrie et 3 % dans l’agriculture. L'agriculture ne réalise que 1% du PNB. Malgré d'importants investissements, principalement dans le système d'irrigation, le pays n'est pas autosuffisant[10].
L'unité monétaire est le riyal du Qatar, divisible en 100 dirhams. Le premier client du Qatar est de loin le Japon, tandis que les fournisseurs sont plus diversifiés : Japon, Royaume-Uni, France, États-Unis et Allemagne. Le pays est doté d'un réseau routier assez développé, de 1 230 km de routes et 418 kilomètres d'autoroutes. Il possède un aéroport international à Doha qui a été agrandi et rénové à l'occasion des jeux asiatiques de 2006. La capitale, Doha, et Umm Saïd (pour les industries pétrolières) sont les deux ports importants du pays
Démographie:
La majorité de la population est concentrée dans la capitale Doha. Ar-rayan est la deuxième ville du pays. Ces deux villes concentrent environ 80% de la population.[11] Presque tous les qataris pratiquent l'islam. L'arabe sert comme langue officielle mais l'anglais est largement utilisé. Le Qatar est faiblement peuplé, il compte en moyenne 47,3 habitants au kilomètre carré. La population totale est de 724 000 personnes, dont 20% de nationaux. Les expatriés forment donc la majorité des résidents du Qatar. Le Qatar est une véritable mosaïque culturelle du fait de l'important poids des étrangers. L'industrie pétrochimique a attiré les gens de partout à travers le monde. La plupart des immigrants proviennent du sous-continent indien et des proches pays arabes qui ne sont pas riches en pétrole. En raison de la grande quantité d'expatriés qui sont en majorité masculins, le Qatar a l'une des plus grosses différences de ratio entre les sexes dans le monde avec 1.88 hommes par femme[12]. Ceci est tout aussi vrai mais de façon moindre dans les autres pays arabes du golfe arabo-persique. Pour la période 1995-2000, le taux de croissance annuelle de la population est estimé à 1,8 p. 100. L'indice de fécondité sur la même période est de 3,8 et l'espérance de vie à la naissance de 72,7 ans.
Répartition de la population:[13]
Arabes 40% (notamment qataris, égyptiens et palestiniens),
Pakistanais 18%,
Indiens 18%,
Iraniens 10%,
Autres 14%.
Culture :
L’Islam est la religion officielle de l’État du Qatar ; les Qataris n'imposent pas universellement le style aux étrangers. La charia constitue la principale source de droit et de toute législation. On y compte plus de 1 000 mosquées. La majorité des Qatariens sont des musulmans sunnites. Les qataris n'imposent pas un habit spécial aux étrangers. La langue officielle du Qatar est l’arabe. L'anglais est la deuxième langue officielle du pays et il est parlé couramment. D'autres langues comme le persan, l'urdu et certaines langues orientales y sont parlées. Ardha est la danse traditionnelle du pays. Elle est effectuée par l'émir lors des évènements majeurs comme le jour de l'indépendance ou le jour de l'aïd. Le garangao est une pratique effectuée par les enfants lors de la 14e nuit du ramadan. C'est une pratique, qui ressemble à Halloween, pendant laquelle les enfants frappent sur les portes des maisons de leur quartier demandant des sucreries. Les chanteurs qatariens sont peu nombreux et peu connus dans le monde arabe, à part Ali abdel Sattar, mais ce dernier n'est apprécié que par les habitants du Golfe. Le plat traditionnel qatarien est à base de riz et d’épices : le Majbouss.
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