|

|
 |
Afghanistan:
L'Afghanistan (Pachto/Persan : Afğānistān افغانستان) est un pays d'Asie centrale, entouré du Turkménistan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, de la Chine, du Pakistan et de l'Iran. Depuis l'invasion soviétique en 1979 et des années de guerre civile, l'Afghanistan connaît un appauvrissement considérable, mais aujourd'hui les choses ont beaucoup évolué et le pays se modernise très rapidement, malgré l'instabilité des régions sous influence des Talibans.
Entre la chute des Talibans durant la guerre d’Afghanistan de 2001, et la Loya Jirga de 2003, l'Afghanistan a été appelé par l'Occident du nom État islamique transitoire d'Afghanistan. Depuis l'élaboration de sa nouvelle constitution, le pays est maintenant officiellement nommé la République islamique d'Afghanistan.
Très attachés à leur indépendance, les Afghans menèrent de très nombreuses batailles contre les envahisseurs qu'ils soient indiens, perses, russes ou britanniques. Ces derniers ont notamment subi les défaites parmi les plus marquantes de leur histoire en Afghanistan pendant la bataille de Gandamak[2] où le 44e régiment britannique fut totalement anéanti et la bataille de Maiwand[3] où le 66e régiment n'a compté que quelques survivants, notamment un chien nommé Bobbie, décoré par la reine Victoria. L'Afghanistan fut d'ailleurs une des rares puissances asiatiques avec le Japon et la Thaïlande à avoir mis en déroute les
Étymologie et origine du mot « Afghan » :
Le nom Afghanistan dérive de l'autre nom donné aux Pachtounes : Afghan. Le suffixe du nom tient son origine du mot dari stān (pays). Aghanistan signifie donc : « pays des Afghans ».
En outre on a longtemps pensé que c'est Al Biruni, le célèbre mathématicien, encyclopédiste et philosophe persan, qui fut le premier à avoir parlé des Afghans dans son Histoire de l'Inde (1030). En réalité le terme « Afghan » avait déjà été cité en 982 par Houdoud al Alam, géographe persan et Ibn al-Athir qui avait cité le nom 10 ans avant le premier.
Mais de nombreuses légendes entourent le nom de ce peuple mystérieux dont le passé est relativement mal connu. Ainsi Khwadja Niamat-Ullah, historien et géographe indien à la cour de l'Empereur moghol Jahangir, écrivit dans son Histoire des Afghans, que le peuple afghan serait issu d'un officier du Roi Salomon nommé Afghâna. Les descendants de cet officier aurait été chassés d'Israël par Nabuchodonosor et se seraient installés dans l'actuel Afghanistan notamment dans la région des monts Sulaymân. Mais cette légende n'est pas confirmée, dans l'Ancien Testament on ne retrouve nulle part le nom de ce fameux officier de Salomon. Autre fait qui réfute cette théorie ce sont les origines du peuple pachtoune, éthnie majoritaire du pays. En effet ce dernier appartient aux peuples indo-aryens et ne peut être un peuple sémite. Il ne faut donc pas confondre les afghans avec les arabes qui eux sont effectivement sémites. Les 2 points communs entre arabes et afghans sont : l'Islam et l'écriture arabe de la langue persanne.
Par ailleurs d'autres explications existent, aussi originales les unes que les l'autres. Ainsi selon une théorie le mot afghan aurait des origines albanaises (du grec Al-Ab, on aurait fait "Agvan" puis "Avgan"). Autre idée, cette fois celle de Vera Marigo, qui se rapporte aux "épigones" - les successeurs d'Alexandre le Grand : "Epigonoï" aurait évolué en "Aphigonoï" (Afigani). Bien qu'intéressantes et ingénieuses ces explications n'expliquent pas les mille ans qui séparent la fin des royaumes grecs de la toute première apparition du mot "Afghan".[4]
Histoire :
L'Afghanistan, souvent appelé le carrefour de l'Asie centrale, a eu une histoire très mouvementée. À travers les âges, la région aujourd'hui connue sous le nom Afghanistan a été occupée par beaucoup de forces incluant l'Empire perse, Alexandre le Grand et Genghis Khan.
Politique:
Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï, qui fut placé par l'administration Bush pour conduire un gouvernement intérimaire après la chute des Talibans. Il a gagné récemment une élection nationale. Son cabinet actuel comprend des membres de l'Alliance du Nord, et un mélange issu d'autres groupes régionaux et ethniques formés à partir du gouvernement de transition par la Loya Jirga. L'ancien monarque Mohammed Zaher Chah est retourné dans le pays, mais ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limita seulement à des pouvoirs cérémonials, jusqu'à sa mort en 2007.
Avec les accords de Bonn, la Commission Afghane de la Constitution fut établie pour consulter le peuple et formuler une constitution. Programmée pour la réaliser le 1er septembre 2003, la commission a demandé un délai pour entreprendre plus de consultations. La rencontre d'une loya jirga (grand conseil) constitutionnelle fut tenue en décembre 2003 quand une nouvelle constitution fut adoptée, créant une forme présidentielle de gouvernement avec une législature bicamériste.
Les troupes et les agences de renseignements des États-Unis et nombres d'autres pays sont présents, certains pour garder la paix, d'autres assignés à chasser les Talibans et al-Qaïda. Une force de maintien de la paix des Nations Unies, la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris le contrôle de cette force le 11 août 2003. Une bonne partie du pays reste sous le contrôle des chefs de guerre.
Le 27 mars 2003, le député afghan, ministre de la défense et le puissant chef de guerre, le général Abdul Rachid Dostom ont créé un bureau pour la Zone Nord de l'Afghanistan et ont nommé des officiels pour cela, défiant ainsi l'ordre du président par intérim Hamid Karzaï qui stipule qu'il n'y a pas de zone en Afghanistan.
L'Eurocorps est sous la responsabilité de l'OTAN qui dirige la FIAS à Kaboul depuis le 9 août 2004. Les pertes parmi ces troupes sont le plus souvent provoquées par des erreurs d’identification, des attentats à la voiture piégée ou des accidents routiers aggravés par l’absence de ceintures de sécurité.
Des élections nationales furent tenues le 9 octobre 2004. Plus de 10 millions d'Afghans furent enregistrés sur les listes électorales. Plus de 17 candidats s'opposant à Hamid Karzaï boycottèrent les élections, soupçonnant une fraude ; une commission indépendante mit en évidence la fraude, mais établit que cela n'affecta pas le résultat du scrutin. Hamid Karzaï gagna 55,4 % du vote. [1] Il fut investi de la présidence le 7 décembre. Ce furent les premières élections nationales du pays depuis 1969, lorsque des élections parlementaires furent tenues pour la dernière fois.
Voir aussi : Liste des chefs d'États d'Afghanistan ~ Liste des chefs de gouvernement d'Afghanistan ~ Liste des gouverneurs d'Afghanistan ~ Liste des émirs d'Afghanistan
Provinces:
L’Afghanistan est divisée en 34 provinces, ou velayat :
1 Badakhchan
2 Bâdghîs
3 Baghlân
4 Balkh
5 Bâmiyân
6 Deykandi
7 Djôzdjân
8 Farâh
9 Fâryâb
10 Ghazni
11 Ghôr
12 Helmand
13 Hérât
14 Kaboul
15 Kandahâr
16 Kâpîssâ
17 Khôst
18 Kounar
19 Kondôz
20 Laghmân
21 Lôgar
22 Nangarhâr
23 Nimrôz
24 Nourestân
25 Orozgân
26 Paktîkâ
27 Paktiyâ
28 Pandjchir
29 Parwân
30 Samangân
31 Sar-é Pol
32 Takhâr
33 Wardak
34 Zâbol
Géographie:
L'Afghanistan est un pays montagneux avec des plaines au Nord et au Sud-Ouest. Le point le plus haut du pays, à 7 485 m au-dessus de la mer, est Nowshak. De grandes parties du pays sont arides, et l'eau fraîche est limitée. L'Afghanistan a un climat continental, avec des étés chauds et les hivers froids. Le pays est fréquemment sujet aux tremblements de terre.
Les villes principales de l'Afghanistan sont sa capitale Kaboul, Herat, Jalalabad, Mazar-i-Sharif et Kandahar.
Fleuve : Hari Rud
Économie:
En dépit de problèmes de sécurité intérieure persistants, de corruption endémique et de conflits larvés avec le Pakistan, l'économie afghane est l'une des plus dynamiques du Moyen-Orient. Le taux de croissance record des dernières années recouvre cependant des situations contrastées.
Vaste champ de ruines en 2001, le pays sort exsangue de 22 ans de conflits que le processus de Bonn (2001-2005) tente d'enrayer. De plus en plus perméable aux investissements étrangers, il bénéficie de l'aide de la communauté internationale, distribuée par le biais de l'ARTF (Fonds de reconstruction de l'Afghanistan géré par la Banque mondiale) et du LOFTA (Fonds Fiduciaire pour la Loi et l'Ordre). Mais sa principale source de revenus tient aux retombées du partenariat stratégique voulu par les États-Unis, contributeur privilégié et artisan de l’extension à ce pays du système généralisé de préférences (SGP).
C'est ainsi que, 26,8 milliards de dollars ont été injecté depuis 2001 dans le circuit économique[4], avec pour corollaire un pays assisté, où l'État, otage des subsides étrangers ne contrôlerait que 23% de l'aide internationale[5]. Cette situation de dépendance n'est cependant pas nouvelle pour un pays longtemps considéré comme «l'extension économique et idéologique du Pakistan »[
Démographie:
La population de l'Afghanistan est divisée en un grand nombre de groupes ethniques. Comme aucun recensement systématique n'a été organisé dans le pays récemment, les chiffres exacts sur la taille et la composition des divers groupes ethniques ne sont pas disponibles. Par conséquent, les chiffres suivants ne sont que des approximations. Les personnes parlant le pachto (les Pachtounes) forment le plus grand groupe estimé à plus de 38 % de la population. Le deuxième plus grand groupe parlent le dari comprenant les Tadjiks (25%) et les Hazaras (19%), les Ouzbeks (6%), il y a également une présence non-négligeable de tribus comme les Aimak, les Turkmènes, les Baloutches et les Pashayis. Le bilinguisme est commun en Afghanistan. Ainsi, un petit nombre de minorités ethniques, principalement les Sikhs et les Hindous, parlent le panjâbî.
Pour la religion, les Afghans sont à prédominance musulmane (approximativement 80 % sunnites et 20 % chiites). Il existe aussi des minorités hindouistes et sikhs, avec une minorité juive de 1 % qui, récemment encore, était de 2 %. Beaucoup de ceux-ci ont fui pendant la guerre civile des années 1990 vers les contrées voisines et vers l'Europe et l'Amérique. Avec la chute des Talibans, plusieurs Sikhs sont retournés dans la province de Ghazni d'Afghanistan.
Culture:
Beaucoup de monuments historiques du pays ont été endommagés dans les guerres récentes, dont les deux célèbres statues de Bouddhas dans la Bâmiyân, détruits en 2001.
Éducation:
Au printemps 2003, on estimait que 30 % des 7 000 écoles d'Afghanistan avaient été sérieusement endommagées pendant la vingtaine d'années de l'occupation soviétique et de la guerre civile. Seulement la moitié des écoles ont indiqué avoir de l'eau potable, tandis qu'un peu moins de 40 % estimait avoir un état sanitaire adéquat. L'éducation pour les garçons ne fut pas une priorité pendant le régime des Talibans, tandis que les filles en furent complètement bannies.
Portant un voile grillagé de toile, comme les heaumes des chevaliers du Moyen Âge, les Afganes obéissent à la tradition islamique la plus sévère. Elles doivent dissimuler tous leurs "appats tentateurs", qu'elles soient sunnites comme les Patchous et les Tadjiks ou chiites comme les Hazaras. Sous les défunts régimes communistes, certaines osaient montrer leur visage.
En regard de la pauvreté et de la violence de leur environnement, une étude de 2002 par le groupe d'aide Save the Children indique que les enfants afghans s'adaptent et sont courageux. L'étude donne du crédit aux institutions fortes de la famille et de la communauté.
Plus de quatre millions d'enfants Afghans, sans doute le nombre maximal, sont reconnus avoir été scolarisés pour l'année scolaire qui a débuté en mars 2003. L'éducation est maintenant disponible pour les garçons et pour les filles.
Le niveau d'alphabétisation de la population est estimé à 36 %.
|