|

|
 |
Bangladesh:
Le BangladeshBangladesh.ogg écouter (en bengalî বাংলােদশ, API [ˈbaŋlad̪eʃ], signifiant littéralement « le pays du Bengale »), officiellement République populaire du Bangladesh (গণপ্রজাতন্ত্রী বাংলাদেশ, Gônoprojatontri Bangladesh), est un pays du sous-continent indien. Situé au nord du golfe du Bengale, quasiment enclavé dans l'Inde, il a une petite frontière commune avec la Birmanie.
Les frontières de la région qui constitue aujourd'hui le Bangladesh furent établies en 1947 pendant la Partition des Indes, quand le pays devint la partie orientale du Pakistan. Leur lien, basé sur leur religion commune, l'Islam, s'est revélé fragile puisqu'une énorme étendue de territoire indien mesurant 1 600 km de long les séparait. Soumis à une discrimination politique et linguistique ainsi qu'une négligence économique aux mains du Pakistan occidental, les Bengalîs du Pakistan oriental déclarent l'indépendance en 1971. Le Bangladesh voit le jour après une guerre d'indépendance avec l'appui de l'Inde et l'URSS. Malgré sa narrative de libération, le développement du Bangladesh se voit marqué par des troubles politiques, avec quatorze chefs de gouvernement et au moins quatre coups d'État.
Avec plus de 1 000 hab/km², le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé du monde, si l’on excepte quelques villes-États, et est aussi un des pays les plus pauvres d’Asie. Géographiquement, l'essentiel du Bangladesh est occupé par le delta du Gange et du Brahmapoutre. C'est une plaine fertile mais sujette aux cyclones et inondations des moussons.
Le gouvernement est une démocratie parlementaire sous loi martiale depuis le 11 janvier 2007. Il est membre du Commonwealth depuis 1972[3], l'ASACR, le BIMSTEC, l'OCI, et le D-8.
Géographie:
Le Bangladesh est situé dans le delta plat et bas formé par la confluence du Gange et du Brahmapoutre. Ce second est appelé Jamuna dès son entrée en territoire bangladeshi, et le premier devient la Padma dès qu'il recontre la Jamuna peu avant Dhâkâ. La Meghna, quant à elle, rejoint la Padma en aval de la capitale du pays. Les alluvions déposés par ces fleuves créent des plaines comptées parmi les plus fertiles du monde. Le Bangladesh a 58 cours d'eau de part et d'autre de ses frontières internationales, causant des problèmes politiques liés à l'eau particulièrement difficiles à résoudre ; elle partage également des zones ripariennes avec l'Inde[4].
La plus grande partie du Bangladesh est à moins de 12 mètres au-dessus du niveau de la mer[5] et environ 10% du territoire est situé en-dessous du niveau de la mer[6]. Seulement quatre étendues sont situées en-dehors du delta : les collines de Sylhet, la région montagneuse de Madhupur, la région vallonnée des Chittagong Hill Tracts et la zone de Barind[6].
Il est estimé qu'environ 50 % de la superficie du pays serait inondée si le niveau de la mer augmentait d'un mètre[5]. L'endroit le plus élevé du pays - 1 052 mètres - est dans la chaîne des monts Mowdok, dans les Chittagong Hill Tracts du sud-est du pays[7]. La plupart de la côte maritime est constituée de jungle marécageuse, les Sundarbans, la plus grande forêt de mangrove du monde, abritant de nombreuses et diverses espèces de faune et flore, y inclus le tigre du Bengale. En 1997 cette région est déclarée en danger[8]. Cox's Bazar, au sud de la ville de Chittagong dans l'extrême sud-est du pays, possède une plage ininterrompue de 120 km de long, la plus longue du monde[9],[10].
À cheval sur le tropique du Cancer, le Bangladesh a un climat du type tropical avec un hiver doux d'octobre à mars, un été chaud et humide de mars à juin, et des moussons de juin à octobre. Les catastrophes naturelles, telles que les inondations, les cyclones tropicaux[11], les tornades, et les raz de marée touchent le pays pratiquement tous les ans. Le phénomène d'inondation est accentué par la déforestation des pentes de l'Himalaya, par la forme en entonnoir du golfe du Bengale, par le relief de plaine du pays, par l'hydrographie du pays (plus de 90 % du pays est occupé par un delta) et par le réchauffement climatique. À cela s'ajoutent les effets de la déforestation, la dégradation des sols et l'érosion[12],[13].
En 1998 le Bangladesh a vu les pires inondations de l'histoire moderne[14]. Mille personnes sont mortes et 30 millions se sont retrouvées sans abri, 130 000 bétail sont morts, 50 km² de terre furent détruits et 11 000 km de routes sévèrement endommagées ou complètement détruites. Soixante-six pour cent du pays était sous l'eau. L'inondation fut particulièrement mauvaise cette année-là à cause des moussons particulièrement intenses et un dégel particulièrement abondant dans les Himalayas.
Histoire :
Il existe des vestiges d'une civilisation datant d'il y a quatre mille ans dans la région du Bengale[15],[16], alors peuplée de Dravidiens, Tibéto-Birmans, et Austro-Asiatiques. L'origine exact du mot « Bangla » ou « Bengal » est inconnue, quoiqu'on les pense dérivés de « Bang », le nom d'une tribu parlant le dravidien et installée dans la région aux environs de -1000[17].
Le royaume de Gangaridaï est formé au plus tard dans le XIIe siècle av. J.-C., après l'arrivée des Indo-Aryens ; ce royaume s'unira avec le Bihar sous les empires Magadha et Maurya. Le Bengale devient plus tard partie de l'empire Gupta des IIIe au VIe siècles. Après sa dissolution un Bengalî appelé Shashanka fonde un empire riche mais de courte vie ; il est considéré le premier roi indépendant de l'histoire du Bangladesh. Après une période d'anarchie la dynastie bouddhiste Pala règne sur la région pendant quatre siècles, suivi d'un règne plus court de la dynastie Sena hindoue. L'Islam est introduit au Bengale dans le XIIe siècle par des missionnaires soufi ; les conquêtes musulmanes conséquentes aident à propager l'Islam dans la région[18]. Un général turc, Bakhtiyar Khalji, bat Lakshman Sen de la dynastie Sen et conquiert de grandes étendues du Bengale. La région est régnée par des dynasties de sultans et des seigneurs féodaux pour plusieurs siècles. Au XVIe siècle l'Empire moghol contrôle le Bengale et Dhââ devient un centre provincial important de l'administration moghole.
Les commerçants européens arrivent vers la fin du XVe siècle, leur influence grandissant peu à peu jusqu'à ce que la Compagnie anglaise des Indes orientales arrive à contrôler le Bengale suite à la bataille de Plassey en 1757[19]. La rébellion sanglante de 1857, connue sous le nom de Révolte des Cipayes, résulte en un transfert du pouvoir à la Couronne, avec un vice-roi à la tête de l'administration[20]. Pendant la période coloniale la famine est récurrente dans tout le sous-continent indien ; la Grande famine bengale de 1943 prendra jusqu'à 3 millions de vies[21].
Entre 1905 et 1911 il y eut une tentative avortée de diviser la province du Bengale en deux zones, avec Dhâkâ capitale de la zone orientale[22]. Quand l'Inde est divisée en 1947, le Bengale est également divisé pour raisons religieuses ; la partie occidentale est donnée à l'Inde et la partie orientale devient une pronvince du Pakistan appelée Bengale oriental (plus tard renommée en Pakistan oriental), avec sa capitale à Dhâkâ[23].
En 1950 les réformes territoriales aboutissent à l'abolition du système féodal zamindari[24]. Toutefois, malgré le poids économique et démographique de l'est, le gouvernement et les forces militaires pakistanais furent largement dominés par la haute société de l'ouest. Le mouvement de la langue bengalî de 1952 est le premier signe de tension entre les deux parties du Pakistan[25]. L'insatisfaction avec le gouvernement sur les problèmes économiques et culturels augmente dans la décennie qui s'ensuit, pendant laquelle la Ligue Awami émerge comme voix politique de la population bengalophone. Elle agit pour l'autonomie dans les années 1960. En 1966 son président, Mujibur Rahman, est emprisonné ; il est libéré en 1969 après une insurrection populaire.
En 1970 un énorme cyclone appelé Bhola dévaste la côte du Pakistan oriental ; le gouvernement réagit lentement. La colère de la population bengalî grandit quand Mujibur Rahman, dont la Ligue Awami avait obtenu la majorité au Parlement aux élections de la même année[26], est empêché d'entrer en fonction. Après avoir mis en scène des pourparlers avec Mujib, le président Yahya Khan le fait arrêter la nuit du 25 mars 1971 et lance Operation Searchlight[27], une attaque militaire soutenue sur le Pakistan oriental. Les méthodes employées furent très sanglantes ; la violence de la guerre provoqua la mort de nombreux civils[28]. Parmi les cibles les plus importantes on trouve des intellectuels et des Hindous ; environ dix millions de réfugiés s'enfuient en Inde[29]. Les estimations du nombre de morts vont de 300 000 à 3 millions de personnes[30],[31].
La plupart des leaders de la Ligue Awami quittent le pays et installent un gouvernement en exil à Calcutta, en Inde. La guerre dure neuf mois. Le guérilla Mukti Bahini et les troupes bengalî sont finalement aidés par les Forces armées indiennes en décembre 1971. Sous le commandement du lieutenant général Jagjit Singh Aurora, l'Armée de terre indienne remporte une victoire décisive sur les Pakistanais le 16 décembre, prenant plus de 90 000 prisonniers de guerre[32] pendant ce qui est nommé la Troisième Guerre indo-pakistanaise.
Après son indépendance le Bangladesh devient une démocratie parlementaire avec Mujib comme premier ministre. Aux élections parlementaires de 1973 la Ligue Awami remporte la majorité absolue. Une famine touche le pays en 1973 et 1974[21]. Début 1975 se met en place un gouvernement socialiste à parti unique dirigé par Mujib et le BAKSAL. Le 15 août 1975 Mujib et sa famille sont assassinés par des officiers militaires[33].
Une série de coups d'État et contre-coups-d'État dans les trois mois suivants culminent avec l'arrivée au pouvoir du général Ziaur Rahman (« Zia »), qui réinstalle le système politique précédent, avec plusieurs partis, et fonde le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Zia est assassiné en 1981 par des militaires[33]. Le prochain chef d'État important est le général Hossain Mohammad Ershad, qui accède au pouvoir par un coup d'État sanglant en 1982 et y reste jusqu'en 1990 quand il est forcé de démissionner sous la pression de donateurs occidentaux suite à un changement majeur en politique internationale après la fin de la Guerre froide et des dictateurs communistes. Depuis lors, le Bangladesh est à nouveau une démocratie parlementaire. La veuve de Zia, Khaleda Zia, mène le BNP à une victoire parlementaire aux élections générales de 1991 et devient la première femme Premier ministre dans l'histoire du pays. Toutefois, la Ligue Awami, dirigée par Hasina Wajed, l'une des filles de Mujib à avoir survécu à l'assassinat, prend le pouvoir aux élections suivantes en 1996. Elle perd en faveur du BNP en 2001. Ces deux femmes sont aujourd'hui en prison à cause de soupçons de corruption.
Le 11 janvier 2007, suite à des violences considérables, un gouvernement par interim est mis en place pour organiser les élections. Le pays souffre d'une corruption intense[34], du désordre et de la violence politiquement motivée. Supprimer la corruption à tous les niveaux de l'état est la priorité du nouveau gouvernement. Ainsi, beaucoup de personnalités politiques, de fonctionnaires et de membres des partis politiques se sont vus arrêter pour corruption. Le gouvernement dit être en train de préparer le terrain pour les élections fin 2008.
Politique:
Le Bangladesh est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Le chef de l'État, le président de la République, est élu pour 5 ans au suffrage indirect. Il est élu par le parlement. Le président bangladais n'a qu'un rôle de représentation de l'État bangladais. Le premier ministre exerce l'essentiel du pouvoir exécutif. Il est nommé par le président et doit être membre du parti majoritaire au parlement. Le cabinet est composé de ministres sélectionnés par le premier ministre.
Fakhruddin Ahmed est actuellement le premier ministre du Bangladesh. Deux partis politiques dominent la vie politique du Bangladesh, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et la Ligue Awami (AL). Les deux autres partis politiques minoritaires sont Jamaat-e-Islami Bangladesh et Jatiya Party.
Le pouvoir législatif est exercé par un parlement monocaméral dont la chambre s'appelle la chambre des Nations ou Jatiya Sangsad. Les 300 membres sont élu au suffrage universel direct pour cinq ans.
La plus haute instance judiciaire est la cour suprême, dont les membres sont nommé par le président.
Subdivisions:
Le Bangladesh est organisé en divisions (bibhags, বিভাগ), districts (zila ou jela, জেলা), upazila ou thana (les gouvernements successifs renomment les unités par l'un ou l'autre terme), paridshad et villages.
Les six divisions sont, du nord au sud, Râjshâhî, Dhâkâ, Sylhet, Khulnâ, Barisâl et Chittagong, chacune nommée d'après leur capitale[2]. Il existe 64 districts et 464 upazilas.
Les divisions sont subdivisées en districts (zila); il y en a 64, chacun subdivisé en upazila (sous-districts) ou thana (commissariats). La région de chaque thana, sauf celles en ville, est divisée en plusieurs unions, avec chacune représentant plusieurs villages. En ville les thana sont divisées en wards, elles-mêmes divisées en mahallas. Il n'y a pas d'élus aux niveaux de division, district ou upazila ; l'administration est assurée par des fonctionnaires. Des élections directes sont tenues pour chaque union ou ward pour élire un président et quelques membres. En 1997 un acte parlementaire réserve trois de chaque douze sièges aux candidats femmes[46].
Dhâkâ est la capitale du pays et la plus grande ville, les autres grandes villes sont Chittagong, Khulnâ, Râjshâhî, et Barisal. Ces métropoles ont des maires élus, alors que les autres villes ont à leur tête des présidents. Les maires et les présidents sont élus pour une durée de cinq ans.
Économie :
En dépit des efforts de la communauté internationale et domestique d'améliorer les conditions économiques, le Bangladesh reste un pays très pauvre, en partie à cause de sa grande population[48]. Son RNB par habitant en 2006 fut de US$2 300 (en parité de pouvoir d'achat), comparé à la moyenne mondiale de $102 000[2]. Mais le pays a toutefois fait du progrès dans les domaines de l'alphabétisation, la disparité entre les sexes à l'école, et la réduction de l'expansion démographique[49].
Le jute fut la base de l'économie du Bangladesh pour longtemps. Sa part dans l'exportation du produit vit son apogée lors de la Seconde Guerre mondiale et la fin des années 1940, oscillant autour de 80 % du marché[50] ; encore aux années 1970 le jute comptait pour environ 70 % des exportations du pays. La montée en popularité des produits en polypropylène a fait diminuer l'importance du jute dans l'économie du Bangladesh. Aujourd'hui on cultive énormément de riz (chal), thé (cha), et moutarde. Les deux-tiers des Bangladeshi sont agriculteurs, mais plus de trois-quarts des exportations du Bangladesh viennent de l'industrie textile[51], qui commence à susciter l'intérêt d'investisseurs étrangers dans les années 1980 dû à la main-d'oeuvre bon marché et le bas coût de la conversion de devises. En 2002 l'industrie exporte US$50 mille millions[52]. Elle emploie aujourd'hui plus de 3 millions de Bangladeshis, dont 90 % de femmes[53]. Grande partie des gains en devises étrangères proviennent des versements d'expatriés. L'agriculture, quant à elle, occupe environ 67 % du territoire, le riz étant la culture principale, occupant 75 % des terres agricoles.
Parmi les obstacles à la croissance on trouve les cyclones et inondations fréquents, les entreprises d'État inefficaces, les installations portuaires mal gérées, un nombre grandissant de main-d'oeuvre dépassant le nombre d'emplois, l'usage inefficace des ressources d'énergie (dont le gaz naturel), l'alimention électrique insuffisante, l'implémentation lente des réformes économiques, le conflit politique, et la corruption. Selon la Banque mondiale, « parmi les obstacles les plus importants à la croissance on trouve la mauvaise gouvernance et les institutions publiques faibles »[49].
Malgré ces obstacles le pays voit une croissance annuelle moyenne de 5 % depuis 1990[réf. nécessaire]. Il a vu une expansion de sa classe moyenne, et son secteur des services est également en train de se déelopper. En décembre 2005, quatre ans après son reportage sur les économies BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), Goldman Sachs nomme le Bangladesh l'un des « Next Eleven » (littéralement « prochains onze »), avec l'Égypte, l'Indonésie, le Pakistan et sept autres pays. Le Bangladesh a vu une croissance en investissement direct à l'étranger. Plusieurs multinationales, dont Tata et Unocal, y ont beaucoup investi, avec le secteur du gaz naturel en priorité. En décembre 2005 Bangladesh Bank prévoit une croissance du PIB de 6,5 %[54].
Un contributeur significatif au développement de l'économie est la propagation massive du microcrédit de Muhammad Yunus (qui se vit décerner le prix Nobel de la paix en 2006 pour cette idée), à travers le Grameen Bank. À la fin des années 1990 la banque en question avait 2,3 millions de membres, et il y avait 2,5 millions de membres d'organisations similaires[55].
Pour améliorer la croissance économique le gouvernement a instauré plusieurs zones de traitement d'exportations pour attirer les investissements étrangers. Ils sont gérés par le Bangladesh Export Processing Zone Authority.
Démographie:
Le Bangladesh possède une population estimée à 144 millions d'habitants en 2006[56]. Selon le dernier recensement effectué en 2001, les chiffres sont de 124 355 263 habitants, dont 64 091 508 sont des hommes et 60 263 755, des femmes[57]. Il s'agit du septième pays le plus peuplé au monde et l'un des plus denses. Hormis les très petits villes-État tels que le Singapour et le Bahreïn, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde[58]. Le pays, avec 1 023 habitants au km², est souvent comparée à l'île indonésienne de Java. Le taux de croissance démographique de la population bangladeshi a été l'un des plus élevés au monde dans les années 1960 et 1970 ; c'est avec la promotion de la contraception dans les années 1980 qu'on voit ce taux diminuer un peu.[réf. nécessaire] En 1961, le Bangladesh comptait un peu plus de 50 millions d'habitants, et en 1981, un peu moins de 90 millions[59]. Dans les années 80, la promotion du contrôle des naissances permit de ralentir le taux de croissance.[réf. nécessaire] Le taux de fertilité est de 3,1 enfants par femme[2], alors qu'il était de 6,6 dans les années 1970[60]. La population est relativement jeune, avec 60 % de Bangladeshis qui ont moins de 25 ans et seulement 3 % qui sont agés de 65 ans ou plus.[réf. nécessaire] L'espérance de vie est de 62 ans pour les femmes et de 63 ans pour les femmes[61].
La quasi totalité des habitants du Bangladesh sont des Bengalis (98% de la population[réf. nécessaire]). Les minorités sont des peuples musulmans non bengalis venus d'Inde (principalement du Bihar). Il y a treize tribus habitant les Chittagong Hill Tracts, dont les Chakmas sont les plus nombreux. La région est source de tensions interethniques depuis la fondation du pays[62]. Les autres groupes ethniques les plus importants en dehors des Hill Tracts sont les Santals et Garo. On trouve également des Kaibartta, Mundas, Oraons, et Zomis. Le trafic d'êtres humains est un problème récurrent au Bangladesh[63], et l'immigration clandestine reste une cause de tension entre le pays et la Birmanie[64] et l'Inde[65].
La grande majorité de la population parle le bengalî – langue officielle du pays[66], langue indo-aryenne d'origine sanscrite avec son propre alphabet. L'anglais est toutefois accepté dans les tâches administratives et dans le système éducatif et utilisé comme seconde langue parmi les membres des classes haute et moyenne[67].
Les niveaux de santé et d'éducation ont récemment amélioré, le taux de pauvreté diminuant un peu. La plus grande partie des Bangladeshis sont ruraux, pratiquant l'agriculture de subsistance. Les problèmes de santé abondent, allant de la contamination de l'eau à l'arsenic dans les eaux souterraines[68] et les maladies telles que le paludisme, la leptospirose, et la dengue. Le taux d'alphabétisation est d'environ 41 %[69]. Il y a une disparité entre les sexes : 50 % des hommes peuvent lire, tandis que c'est le cas chez 31 % des femmes[70]. Ce taux a augmenté depuis le début de plusieurs programmes d'alphabétisation ; parmi les plus performants on trouve Food for Education (FFE)[71] et un programme de bourses pour femmes aux niveaux primaire et secondaire[72].
Pour désigner la population totale du Bangladesh, à savoir les Bengalis et les autres, on parle de Bangladeshi ou, plus rarement, de Bangladais.
Culture:
Un nouvel État pour une nation ancienne, le Bangladesh a une culture comprenant de nouveaux et vieux éléments. La langue bengalî possède un riche héritage littéraire que le Bangladesh partage avec l'État indien de Bengale-Occidental. Le texte littéraire le plus ancien connu en bengalî est la Charyapada, du VIIe siècle. La littérature bengalî au Moyen Âge étaiy soit religieuse (les Chandidas), soit des adaptations d'autres langues (Alaol) ; elle ne commencera à se développer qu'au XIXe siècle. Parmi ses icônes on trouve les poètes Rabindranath Tagore et Kazi Nazrul Islam. Le Bangladesh a également une longue tradition de littérature folklorique, dont des oeuvres comme la Maimansingha Gitika, la Thakurmar Jhuli ou les contes ayant trait au Gopal Bhar.
La musique traditionnelle est basée sur la voix (Baniprodhan), avec peu d'accompagnement instrumental. La tradition Bâul est un héritage unique. Il existe des traditions régionales, dont gombhira, bhatiali et bhawaiya sont les plus connues. La musique folklorique du pays est souvent accompagne d'ektara, un instrument à une seule corde. On trouve également parmi les instruments musicaux la dotara, le dhol, la flûte et la tabla. Il y a aussi des influences de la musique classique hindoustani. La danse puise aussi dans les traditions folkloriques, particulièrement tribales, ainsi que la tradition indienne plus large.
Le Bangladesh produit environ 80 films par an[73]. Les films Bollywood sont très populaires, ainsi que ceux de Calcutta, généralement en bengalî.
On publie environ 200 journaux quotidiens au Bangladesh, ainsi que 1 800 périodiques. Le nombre de lecteurs est toutefois assez bas, environ 15 % de la population[74]. Les Bangladeshis écoutent une grande variété de programmes radio locaux et nationaux de Bangladesh Betar, ainsi que le service en bengalî de la BBC et de Voice of America. Il y a une chaîne de télévision d'État et en ces dernières années on voit une augmentation dans le nombre de chaînes privées.
La tradition culinaire du Bangladesh a des liens très forts avec la cuisine de l'Inde et du Moyen Orient. Le riz et le curry sont des favoris, et les Bangladeshis font des gourmandises de produits laitiers (parmi les plus connues on trouve rôshogolla, chômchôm et kalojam).
Le sari est le vêtement le plus commun du pays parmi la population féminine. Le salwar kalmeez est également très populaire, et dans les grandes villes on voit également des femmes vêtues à l'occidentale. Il y a une tolérance plus haute pour les vêtements occidentaux parmi les hommes. Ceux-ci peuvent également porter la kurta et le pajama ensemble, souvent pour des occasions religieuses. Le lungi est lui aussi populaire.
Le cricket est le sport le plus populaire du pays. En 2000 l'équipe du Bangladesh de cricket obtient le statut de test cricket et peut alors jouer des matches contre les autres équipes les plus importants de l'International Cricket Council. Parmi les autres sports les plus importants on trouve le football, le hockey sur gazon, le tennis, le badminton, le handball, le volleyball, le jeu d'échecs, le carom et le kabaddi. Le Bangladesh Sports Control Board régit sur vingt-neuf associations sportives.
|