|

|
 |
Mongolie:
La République de Mongolie (en mongol Ìîíãîë Óëñ) est un pays d'Asie, enclavé entre la Russie au nord et la Chine au sud. Sa capitale et plus grande ville est Oulan-Bator (Óëààíáààòàð, Ulaanbaatar), la langue officielle est le khalkha et la monnaie le tugrik.
La Mongolie fut le centre de l’Empire Mongol au XIIIe siècle, elle fut ensuite gouvernée par la dynastie mandchoue Qing de la fin du XVIIe siècle à 1911, date à laquelle l'indépendance de la Mongolie fut proclamé, à laquelle mettra un terme la Russie. Après la fin de la Guerre froide et la chute du communisme en Mongolie en 1990, le pays adopta une constitution démocratique en 1992.
Son territoire est immense, mais possède très peu de terres arables, le pays étant couvert de steppes arides avec des zones montagneuses au nord et à l’ouest et le désert de Gobi dans le tiers sud. Près de 30% des 2,8 millions d’habitants sont nomades ou semi-nomades. La religion principale est le bouddhisme tibétain et la majorité des citoyens (80%) sont d’origine mongole, il existe néanmoins des minorités turcophones, les kazakhes et touvains surtout à l’ouest. Près d’un tiers des habitants vivent dans la capitale Oulan-Bator.
La Mongolie a la plus faible densité de population au monde.
Histoire :
Au cours de l'histoire beaucoup d'ethnies ont peuplé le territoire actuel de la Mongolie. La plupart étaient nomades, et formaient des confédérations plus ou moins puissantes. La première puissance à émerger sont les Xiongnu vers -245. Ils deviennent les principaux ennemis de la Chine pour les siècles qui suivent, et la Grande muraille de Chine fut construite en partie pour se protéger des incursions des Xiongnu. Certains historiens pensent que les Huns descendent des Xiongnu.
Après la disparition des Xiongnu, apparaissent les Ruanruan, qui sont à leur tour supplantés par les Köktürks (ou Turcs bleus) qui dominent la région du VIe au VIIIe siècle.
Au VIIIe siècle apparaissent les ancêtres des Ouïghours, puis les Khitans et les Jurchen. Vers le Xe siècle le territoire est peuplé de Mongols qui seraient une branche du peuple Xianbei. À cette période le pays est divisé en plusieurs tribus liées par des alliances et en guerre perpétuelle.
Au XIIIe siècle, un chef nommé Temudjin unifie les tribus mongoles, prend le nom de Gengis Khan et créé un empire, œuvre poursuivie par ses successeurs Ögödei, Güyük, Möngke et Khubilai. Cet empire commence à s'effondrer en 1386, avec la perte de la Chine. Au XVIe siècle, sous le règne d'Altan Khan, les Mongols se convertissent au bouddhisme tibétain. Un siècle plus tard, ils tombent sous la domination des Mandchous et les soutiennent pour la conquête de la Chine. Leur pays est transformé en deux provinces chinoises, la Mongolie intérieure et la Mongolie extérieure.
Après l'invasion russe de la fin du XVIIe siècle, la Mongolie du nord (la région du lac Baïkal) est annexée par la Russie. Le Bogdo Gegen du Monastère de Gandantegchinlin aurait cherché l'appui de la Russie pour se libérer de l'emprise politique chinoise. Après la révolution chinoise de 1911 et l'éviction du dernier empereur mandchou, Puyi, le 1er décembre 1911, la Mongolie proclama son indépendance. Le Bogdo Gegen prit la direction politique du pays.
Une révolte populaire menée par Sukhbaatar se produit en 1919. Un Parti populaire mongol fut créé sous l'impulsion de la nouvelle URSS en 1921 et un gouvernement provisoire fut nommé le 11 juillet 1921. Après la mort de Sukhbaatar en 1923 et celle du Bogdo Gegen en 1924, la République populaire de Mongolie fut proclamée le 26 novembre 1924. La capitale du pays est baptisée Oulan-Bator « la ville du héros rouge » en référence à Sukhbaatar [1].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les alliés soviétiques ont défendu la Mongolie face au Japon. Durant la guerre frontalière soviéto-japonaise de 1939, l'URSS défend la Mongolie contre le Japon. Les forces mongoles participent à l'offensive soviétique contre les forces japonaises en Mongolie Intérieur en août 1945. Sur fond de menace russe d'une reprise de la Mongolie Intérieur par la Mongolie, la République de Chine accepte de reconnaître l'indépendance de la Mongolie à la condition d'un référendum. Le 20 octobre 1945, un référendum est organisé et les Mongols votent pour l'indépendance (97,8 % de oui ; 98,4 % de participation[2]) sous le contrôle de l'Armée rouge. Après l'établissement de la République populaire de Chine, les deux pays se reconnaîtront mutuellement le 6 octobre 1949.
Ainsi, la République populaire mongole fut reconnue à la fois par la République de Chine et la République populaire de Chine. Le pays s'est cependant rapproché des Soviétiques après 1958 et a abrité de nombreuses bases soviétiques pendant la Guerre froide. La Mongolie a rejoint les Nations unies en 1961.
En 1990, le parti communiste a relâché son contrôle sur le gouvernement. En 1992, la république populaire a été abandonnée et a été remplacée par un État hybride, entre système parlementaire et système présidentiel.
Géographie:
La Mongolie (1 566 500 kilomètres carrés) possède un territoire grand comme trois fois la France. La Mongolie se situe sur un vaste plateau montagneux incliné d’ouest en est dont 80 % des espaces se situent à plus de 1 000 mètres d’altitude. Le climat de la Mongolie est l’un des plus continentaux du globe : les températures descendent régulièrement autour de – 40°C en hiver dans la plupart des régions et peuvent dépasser + 40°C en été dans le désert de Gobi.
Politique:
La Mongolie a un exécutif bicéphale, avec à la tête de l'État un Président élu et à la tête du gouvernement un Premier ministre. Le Parlement, appelé le Grand Khoural, comporte 76 sièges.
Le parti dominant en Mongolie est le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM) formé par les anciens communistes mongols après la Guerre froide. Le principal parti d'opposition est le Parti démocratique qui a contrôlé une coalition au pouvoir entre 1996 et 2000. En 1999, une femme premier ministre arrive pour un court mandat Nyam-Osoryn Tuyaa. Cette coalition, n'ayant réussi ni à maintenir sa cohésion ni à régler les problèmes économiques du pays, a été très lourdement sanctionnée par les électeurs en 2000 : ils ont donné la victoire au PRPM avec une écrasante majorité. Durant les élections législatives du 27 juin 2004, le PRPM et l'opposition ont obtenu un nombre égal de sièges. Afin que le développement de la Mongolie ne soit pas entravé par des crises politiques, ils ont décidé d'élaborer un programme commun et de former un gouvernement d'union nationale. Tsakhiagiyn Elbegdorj, issu du Parti démocratique, a été nommé Premier ministre, tandis qu'un communiste est devenu président du Grand Khoural.
À l'issue de l'élection présidentielle du 22 mai 2005, l'ancien Premier ministre Nambaryn Enkhbayar, candidat du PRPM, a été élu président de la République avec 53,4 % des suffrages exprimés. Son principal adversaire, Mendsaikhanin Enkhsaikhan, candidat du Parti démocratique, a obtenu 20 % des voix. Enkhbayar a débuté son mandat à la fin du mois de juin 2005 en remplaçant le président Natsagiyn Bagabandi, lui aussi issu du PRPM, qui ne s'était pas représenté au mandat suprême.
Le 11 janvier 2006, le PRPM décidait de quitter la coalition gouvernementale avec le Parti démocratique arguant de la mauvaise gestion économique et de la forte inflation du tugrik. Le Parti démocratique considérait que le départ du PRPM était dû à la lutte contre la corruption lancée par Elbegdorj. Conséquence du retrait du PRPM de la coalition, les 10 ministres du PRPM quittaient le gouvernement. Le 13, Elbegdorj démissionnait de son poste de premier ministre et le gouvernement était dissous par le Grand Khoural. Le PRPM formait une nouvelle coalition avec des petits partis et le secrétaire général du PRPM Miyeegombo Enkhbold était investi premier ministre le 24 janvier.
Démographie:
Bien que la majorité de la population soit d’origine mongole, il existe une forte minorité de Kazakh, Tuvan et Tungus. Le taux d’accroissement de la population est estimé à 1.54% (recensement de 2000). Près des 2/3 de la population est âgé de moins de 30 ans et 36% de moins de 14.
Environ 50% des mongols sont bouddhistes tibétains, 40% athées, 6% chamanistes ou chrétiens, et 4% musulmans.
La population est de plus en plus urbanisée, près de la moitié vivant dans la capitale et les centres provinciaux. La vie semi-nomade reste prédominante dans les campagnes où les familles vivent dans des villages durant le rude hiver et dans des gers durant l’été.
Économie :
Les ressources naturelles de la Mongolie sont constituées par les minéraux (cuivre, molybdène, fluorine, tungstène) et les pierres précieuses et semi-précieuses, dont de l'or. On trouve aussi du charbon, ainsi que du pétrole dans une moindre mesure, mais qui n'est pas exploité par manque d'infrastructure. Tous ces produits représentent, en valeur, les deux tiers des exportations mongoles. Durant les 6 premiers mois de 2004, 287 000 tonnes de minerais concentrés de cuivre ont été exportés, pour la somme de 138 millions de dollars US. C'est presque la moitié du total de toutes les exportations (307 millions de dollars pour cette même période). Cette situation rend la Mongolie vulnérable aux variations des cours des matières premières ainsi le prix des minerais de cuivre a chuté de 54,3% entre 1995 et 2001 puis a augmenté de plus de 100% entre 2005 et 2006 et continue d'augmenter soutenue par la croissance de la consommation chinoise des métaux non ferreux.
Environ la moitié de la population loge dans des yourtes. Un tiers des Mongols sont de purs nomades, qui vivent de l'élevage de petits chevaux, de moutons, de chèvres, de bovins (yacks, vaches) et de chameaux. Grâce à eux, la Mongolie est exportatrice de produits d'origine animale: viande, laine et poils d'animaux, dont le cachemire (1er producteur mondial; 2e ressource nationale après le cuivre). L'élevage de chèvres à cachemire pose malheureusement des problèmes écologiques. Jusque dans les années 1970, avant la mise en service de mines comme celle d'Erdenet, l'élevage et les industries qui leur étaient liées constituaient de loin la première ressource du pays.
L'industrie textile intervient pour un quart des exportations, mais 85% des usines sont à capitaux étrangers (surtout chinois) ou mixtes. Elles utilisent des matériaux importés, comme le coton.
Malgré la pratique de l'élevage et la culture du blé, la Mongolie ne peut pas subvenir à ses besoins en nourriture, à cause d'un changement culturel. Ceci contribue au déficit chronique de sa balance commerciale et à son endettement.
Après des décennies d'économie planifiée, ce pays a effectué une difficile transition vers l'économie de marché. L'inflation a atteint 325% en 1992, après l'effondrement du régime communiste, mais elle a par la suite été maîtrisée. En 1998, on estimait que le taux de chômage était de 15% de la population active et qu'il atteignait 30% en zone urbaine. En 2002, le salaire mensuel moyen n'était que de 75 500 tugrigs (soit environ 68 euros). Bien que le chômage sévisse surtout en ville, le revenu moyen y est plus élevé qu'à la campagne.
Le pays a une dette considérable de 11 milliards de dollars vis-à-vis de la Russie. Le Mongolie a rejoint l'Organisation Mondiale du Commerce en 1997.
La Mongolie est un pavillon de complaisance.
|